Brume

Flames of Eternity : la suite non-officielle de Chrono Trigger

Par - publié le 18 Janvier 2011 à 21h03
18
375

Si vous ne savez pas quoi faire et que vous en avez un peu marre de toujours jouer au même jeu chaque soir, vous allez enfin pouvoir ressortir votre émulateur Snes, car une suite non-officielle de Chrono Trigger (jeu sorti en 1995 par Squaresoft), est désormais disponible.

Chrono Trigger : Flames of Eternity a été développé par un groupe de fans, connu sous le nom de "The Metronome Project".

Vous pouvez dès à présent télécharger le patch à appliquer sur la rom d'origine, sur le site ci-dessous.

GbaTemp


Source: Journal du Gamer et Senki

Sur le même thème...

Ajouter un commentaire

Commentaires

Portrait de Brunhild
Cette nouvelle a réussi à dérouiller mon frère! Vais-je réussir à le remettre un peu aux jeux, qu'il lâche un peu son Forum Hardware?
En tout cas le fait que ce soit une suite non officielle ne lui fait pas peur, et il est bien intéressé!
Personnellement j'avais trop galéré pour le jeu de base, vais attendre de finir GS et Sword of Mana avant de voir celui-là.
Portrait de secretspy911
De mon point de vue, je comprends SquareEnix d'être rétissants. C'est quand même leur propriété et qu'ils utilisent ou pas cette franchise c'est leur choix. C'est pas parce qu'ils manquent "d'imagination" que ça donne le droit aux gens de toucher à leur travail. C'est comme dire que puisqu'il n'y aura plus de nouveau Harry Potter les fans sont autorisés à faire une suite. Je suis certain que ça serait interdit et que l'auteure ne serait pas d'accord. En tout cas je me sentirais pareil si ça m'arrivait.
Portrait de Ashton
C'est le problème du plagiat et de la propriété intellectuelle.

Néanmoins, je pense que vu la tendance actuelle de certains développeurs et la politique des éditeurs pourrait amener une explosion des créations amateurs à l'image des doujinshis.

A voir, mais il faudrait que les acteurs de l'industrie comprennent l'ampleur de ce phénomène et des retombées que cela pourrait engendrer et établissent un accord légal autorisant les amateurs à travailler sous licence S-E en échange d'une rémunération, en gros légaliser la sous-traitance d'exploitation de leurs licences phares!
Portrait de Edouard
J'aime bien ce débat Ashton. Parce que la créativité "parasite" donne des avantages là ou le tout n'est pas sensé être légal.

Revenons aux jeux old school.

Je comprend très bien pour les dérives non souhaitées par les créateurs.

Les jeux amateurs ne peuvent être acceptés et laissés libre sur le marché. Ce genre de procédé pourrait lancer un nouveau type de jeu libre. Oui mais non car comme vous l'aurez compris cela impliquerais une chute des nouveaux jeux en ventes que propose Square Enix. Et pas que cette "marque uniquement" si ce genre de procédé est accepté, se serait l'anarchie du jeu vidéo. J'ai envisagé un concept libre mais finalement cela est un peut trop complexe au niveau des droits des amateurs tout comme celui des véritables concepteurs.

Ensuite c'est véritablement dommage car ce genre de "jeu" à la base ne sont pas fait pour rapporter de l'argent mais plus vu comme un loisir, basé sur le partage, la créativité et l'envie de se rapprocher du niveau technique des concepteurs ou d'améliorer un jeu par son point de vue et d'enrichir l'histoire du jeu en gros je dirais bien de l'approfondir sans pour autant cracher sur le jeu de base. Après voilà il y a des droits il suffit de les comprendre.
Portrait de Nuu
Citation (jadobado le Mercredi 19 Janvier 2011 à 14:18)

Citation (Senki le Mercredi 19 Janvier 2011 à 14:13)


Ca évite les dérives etc..




D'accord aussi. Mais en même temps, ça permet de redonner goût au jeu. Après j'ai tester un peu le jeu (j'avais pas envie de le faire sur émulateur), mais c'est sûr que j'irai pas tester la "suite" tant que j'aurai pas vu ce que vaut l'officiel.




Jado : avant de rectifier les fautes (de frappe, dans ce cas-là ) relis ton post et corrige TES fautes.
Je ne sais pas si tu as remarqué mais, à part les modos, personne ne corrige les fautes des autres (même Brunhild, qui ne corrige que si on le lui demande). Ou alors les membres corrigent les fautes des kikoolol, mais sans plus.

Ça fait combien de fois qu'on te le dit ?
Portrait de Ashton
Citation (Edouard le Mercredi 19 Janvier 2011 à 13:52)

Tant qu'il n'y a pas de commerce de la modification d'un jeu existant, je vois pas ou c'est irrespectueux. Après oui ça appartient à Square Enix de décider d'interrompre tel et tel projet, ils ont raison mais c'est juste vraiment dommage c'est pas comme ci Square était très inventif en ce moment au niveau des nouveaux jeu, voir même des suites.

C'est juste que pour moi, Square Enix ne voulait pas qu'on leur fasse de l'ombre, surtout que c'est toujours les meilleurs projets qui se font dissoudre. Au lieu de s'associer avec des amateurs, ils stoppent le tout et basta. C'est un peu nul comme réaction et c'est pas comme ci le petit patch allait nuire au niveau des jeux actuels.




Ce n'est pas forcément une question de faire de l'ombre, c'est surtout et avant tout une question de détourner une source potentielle de profit à son bénéfice.

En revanche, c'est vrai que par rapport au manque d'inventivité et la politique de remakes de S-E, je trouve cela navrant qu'ils lockent des projets qui auraient pu rencontrer un franc succès ou apporter un contenu intéressant...


EDIT: Je viens de faire un parallèle avec les fameux doujinshis japonais, voici un extrait d'article amateur de wiki:

Citation

Mais mon but n'est pas ici de comprendre les mangas. Il est de décrire un phénomène à propos des mangas, tout à fait étrange du point de vue d'un juriste, mais tout à fait familier analysé d'une perspective Disney.

C'est le phénomène des doujinshis. Les doujinshis sont aussi des bandes dessinées, mais une sorte de copie des mangas. La création des doujinshis obéit à des règles strictes. Une copie conforme n'est pas un doujinshi; l'artiste doit apporter une contribution à l'art qu'il copie, par des transformations légères et subtiles, ou alors plus sensibles. Un doujinshi peut ainsi utiliser une bande dessinée traditionnelle répandue, et la reprendre en changeant le scénario. Ou garder tout le caractère d'un personnage, mais changer légèrement son aspect. Il n'existe pas de formule qui définit ce qui fait qu'un doujinshi est suffisamment "différent". Mais la différence doit exister pour caractériser un vrai doujinshi. Il existe des commissions qui rejettent les vulgaires copies, et autorisent les authentiques doujinshis à participer à des expositions spécialisées.

Ces bandes dessinées inspirées par d'autres représentent une grosse part du marché des mangas. De tout le Japon, plus de 33 000 groupes de créateurs réalisent ces fragments de "créativité Walt Disney". Deux foix par an, plus de 450 000 Japonais se rassemblent dans de grandes manifestations pour les échanger et les vendre. Ce marché existe parallèlement au courant principal, commercial, du marché des mangas. Il est à l'évidence, d'une certaine façon, en compétition avec ce marché. Mais les personnes qui contrôlent le marché commercial des mangas n'entreprennent pas d'action soutenue pour fermer le marché des doujinshis. Il prospère, malgré la compétition et malgré la loi.

Pour les spécialistes du droit, la caractéristique la plus curieuse du marché des doujinshis est simplement qu'il lui soit permis d'exister. D'après la loi japonaise sur le copyright, qui reflète, au moins sur le papier, la loi américaine, le marché des doujinshis est illégal. Les doujinshis sont clairement des "travaux dérivés". Il n'est pas d'usage pour les créateurs de doujinshi d'obtenir la permission des auteurs de mangas. En pratique, simplement, ils utilisent et modifient les créations des autres, comme le fit Walt Disney avec Steamboat Bill, Jr. Cette appropriation, sans permission du détenteur original du copyright, est illégale d'après la loi japonaise, comme d'après la loi américaine.

Pourtant, ce marché illégal existe, et même prospère, au Japon. Beaucoup pensent même que c'est précisément à son existence que les mangas japonais doivent leur prospérité. Voici ce que me disait l'auteur américain de bandes dessinées Judd Winick: "Les premiers temps de la bande dessinée en Amérique ressemblaient à ce qui se passe au Japon aujourd'hui... Les comics américains sont nés en se copiant les uns les autres... C'est ainsi que les artistes apprennent à dessiner, pas en décalquant les comics, mais en les examinant et les copiant" et en leur empruntant5.

Les comics américains sont maintenant très différents, explique Winick, en partie à cause de la difficulté légale à les adapter, à la façon des doujinshis. Il poursuit, parlant de Superman: "il y a des règles, et il faut s'y tenir." Superman ne "peut pas" faire certaines choses. "Pour un créateur, il est frustrant de devoir respecter des limitations définies il y a cinquante ans."

L'usage, au Japon, minimise ce problème légal. Certains disent que c'est précisément l'effet heureux sur la marché des mangas japonais qui explique cet adoucissement. Par exemple Salil Mehra, professeur de droit à la Temple University, émet l'hypothèse que le marché des mangas accepte ces infractions parce qu'elles incitent le marché des mangas à être plus productif et plus riche. Tout le monde y perdrait si les doujinshis étaient interdits, ce qui explique que la loi n'interdit pas les doujinshis6.

Cette explication comporte cependant un défaut, admis par Mehra: le mécanisme à l'origine de cette indulgence n'est pas clair. Il est possible que le marché dans son ensemble se porte mieux avec des doujinshis autorisés plutôt qu'interdits, mais cela n'explique pas pourquoi chaque détenteur de copyright, considéré isolément, ne fasse pas de procès. Si la loi ne fait pas d'exception spéciale en faveur des doujinshis (et d'ailleurs il est déjà arrivé que des créateurs de doujinshis soient attaqués en justice par des auteurs de mangas), pourquoi n'existe-t-il pas de mécanisme solide pour faire obstacle aux "emprunts" perpétrés par la culture doujinshi?

J'ai passé quatre mois merveilleux au Japon, et posé cette question aussi souvent que possible. C'est un ami d'un gros cabinet de juristes japonais qui m'a sans doute donné la meilleure explication. Il m'a dit, un après-midi: "nous n'avons pas assez d'avocats. Nous n'avons simplement pas assez de ressources pour engager des poursuites dans des affaires de ce genre".

C'est un sujet sur lequel nous reviendrons: la réglementation par la loi est fonction non seulement de la formulation de la loi, mais aussi des coûts nécessaires pour la faire appliquer. Pour le moment, concentrons-nous sur la question évidente, qui est éludée: le Japon se porterait-il mieux d'avoir plus d'avocats? Les mangas seraient-ils plus riches si les artistes doujinshis étaient régulièrement poursuivis en justice? Les Japonais gagneraient-ils quelque chose d'important s'ils pouvaient interdire cette pratique de partage sans indemnisation? La piraterie, ici, nuit-elle à ses victimes, ou leur est-elle bénéfique? Des avocats combattant cette piraterie seraient-ils utiles à leurs clients, ou leur causeraient-ils du tort?





Voilà qui pourrait soulever un débat.
Voici le lien si vous souhaitez prendre connaissance de l'article entier ICI
Portrait de jadobado
Citation (Senki le Mercredi 19 Janvier 2011 à 14:13)


Ca évite les dérives etc..




D'accord aussi. Mais en même temps, ça permet de redonner goût au jeu. Après j'ai testé un peu le jeu (j'avais pas envie de le faire sur émulateur), mais c'est sûr que j'irai pas tester la "suite" tant que j'aurai pas vu ce que vaut l'officiel.
Portrait de Senki
Je trouve ça plutôt normal qu'un auteur puisse disposer comme il veut de ses créations, et dans ce cas que Square Enix veuille arrêter les projets trop ambitieux qui puissent tendre à déformer leur univers. Ca vite les dérives etc..

Ce qui est gênant dans ces histoires, c'est la méthode employée par Square Enix (faire la demande tout à la fin du projet principalement). Du coup je suis plutôt d'accord avec Ashton.
Portrait de Nuu
Je suis plutôt d'accord avec edo, tant qu'il n'y a pas de profits derrière je vois plutôt ça comme une fan-fic.

Si on devait arrêter toutes les fan-fics d'Harry Potter... Elenna, illapa ? EN TAULE !
Portrait de Edouard
Tant qu'il n'y a pas de commerce de la modification d'un jeu existant, je vois pas ou c'est irrespectueux. Après oui ça appartient à Square Enix de décider d'interrompre tel et tel projet, ils ont raison mais c'est juste vraiment dommage c'est pas comme ci Square était très inventif en ce moment au niveau des nouveaux jeu, voir même des suites.

C'est juste que pour moi, Square Enix ne voulait pas qu'on leur fasse de l'ombre, surtout que c'est toujours les meilleurs projets qui se font dissoudre. Au lieu de s'associer avec des amateurs, ils stoppent le tout et basta. C'est un peu nul comme réaction et c'est pas comme ci le petit patch allait nuire au niveau des jeux actuels.
Portrait de Ashton
Citation (Edouard le Mardi 18 Janvier 2011 à 21:36)

Vraiment impossible d'oublier ce triste moment, ces bâ*ards de Square Enix !
Après tout, tant qu'il y a le patch autant gardé ce patch/jeu au chaud avant un nouveau procès !




La loi, c'est la loi!

Il y a une propriété intellectuelle derrière à respecter!

Néanmoins avec le nombre de fans qu'ils ont rassemblé, S-E aurait pu faire un effort avec un arrangement à l'amiable pour permettre la sortie de ce spin-off légalement.
Portrait de captain_roger
J'attendais Crimson Echoes comme le messie à l'époque... Puis non, il est jamais arrivé. J'étais dégouté ! Du coup j'vais me prendre ce patch là et le tester à l'occasion !
Portrait de Edouard
Vraiment impossible d'oublier ce triste moment, ces bâ*ards de Square Enix !
Après tout, tant qu'il y a le patch autant gardé ce patch/jeu au chaud avant un nouveau procès !
Portrait de DooKie
Avant de leur souhaiter bon courage, je leur souhaite bonne chance pour ne pas finir aussi tristement que Prophet's Guile et Crimson Echoes.
On se rappelle amèrement la Cease & Desist prononcée par le service juridique de Square Enix, à quelques semaines de la release finale...
Toujours pas digéré !
Portrait de illapa
Bon bah... T'as plus qu'à aller nous tester cette suite et nous dire ce qu'elle vaut !
Portrait de Nuu
Ah ouais, j'ai lu trop vite. Shame on me.

Mais dès que ça parle de CT...
Portrait de illapa
C'est Squaresoft qui a édité le premier CT, je pense que c'est ça que IAK a voulu dire.
Portrait de Nuu
Oh ? Oh ? O_o

Mais on est sûr que c'est Squaresoft qui l'a édité ?

C'est pas bon pour mes révisions ça...