The Legend of Heroes: Trails in the Sky

 
PC
PSP

The Legend of Heroes: Trails in the Sky

Editeur

XSEED

Développeur

Nihon Falcom

Japon 24/04/2004
Japon 29/07/2014
Japon 29/07/2014
 
The Legend of Heroes: Trails in the Sky
Genres : 
Test réalisé par
2 commentaires

Episode dérivé de la célèbre saga Dragon Slayer de Nihon Falcom, The Legend of Heroes: Trails in the Sky est arrivé chez nous entre 5 et 10 ans après sa sortie japonaise (selon les versions) pour le plus grand plaisir des joueurs (patients) !

The Legend of Heroes: Trails in the Sky, connu au Japon sous le titre Eiyuu Densetsu VI: Sora no Kiseki, est, comme son titre japonais l'indique, le sixième volet de la série The Legend of Heroes. Cette série étant elle-même la sixième saga de la franchise Dragon Slayer (voir le diagramme dans les images plus bas, pour se rendre compte de l'ampleur de cette série) ! N'ayez crainte, nul besoin de jouer à un quelconque précédent jeu pour apprécier celui-là car il est totalement autonome.

 

Le début d'une grande histoire

Trails in the Sky nous raconte l'épopée d'Estelle Bright et de son frère adoptif Joshua Bright qui décident, tout comme leur père, de devenir des Bracers. Les Bracers sont une guilde mondiale de mercenaires, chaque ville principale ayant sa propre branche de la guilde qui gère les affaires locales. Vous débuterez donc en tant que Bracer Junior et vous accomplirez les quêtes que votre branche vous affectera, en plus de celles que vous pouvez sélectionner depuis un tableau de quêtes (secondaires).

Les quêtes secondaires sont assez classiques dans le genre: extermination d'un monstre, retrouver un objet perdu, assister quelqu'un... On reste dans les codes du RPG à ce niveau. Ce qui démarque Trails in the Sky des autres titres du genre est la quantité astronomique de texte et de détails, qui a longtemps fait office de barrière aux traductions vu le budget colossal à déployer afin de pouvoir en profiter dans une langue autre que le japonais ! Tous les PNJ disposent de phrases adaptées à votre situation dans l'histoire, que ce soit les membres de votre équipe ou des choses que vous avez faites/non faites. Si ce genre de détails vous intéresse, vous serez servi ! Si comme moi, vous préférez vous concentrer sur l'essentiel, ce n'est pas un problème car les quêtes principales suffisent amplement à comprendre l'histoire et une bonne partie du lore.

L'histoire est un peu lente à décoller. Il faudra s'armer de patience pendant les 20 premières heures, mais cela vaut le coup ! Les développements de l'histoire sont intéressants et les rebondissements surprenants. Comptez une grosse quarantaine d'heures pour la finir en faisant une bonne partie des quêtes annexes.

 

Des combats tactiques

Le système de combat du jeu se déroule au tour par tour, mais emprunte des codes aux RPG tactiques, notamment le déplacement par cases et la gestion des zones d'effets. Aucune rencontre aléatoire à noter, vous voyez tous les ennemis à l'écran et vous pouvez tout à fait les esquiver si vous n'êtes pas d'humeur à vous battre. Des compétences accessibles au cours du jeu permettent d'ailleurs d'esquiver plus facilement les combats.

Le menu de combat propose les quatre types d'actions communes du RPG, même si leur appellation dans le jeu n'est pas forcément "standard": l'attaque, la magie, les compétences et les objets. Comme je l'indiquais, on peut également se déplacer en combat pour mieux se positionner ou tout simplement se rapprocher d'un ennemi en vue d'une attaque.

Si les compétences s'aquièrent au fil des montées de niveaux, la magie repose sur un système proche de celui des matérias de Final Fantasy VII. Grâce à des quartz de couleur que vous récoltez en fonction du type d'ennemi, vous pouvez synthétiser un orbe. Cet orbe modifiera vos statistiques (d'attaque, d'endurance, de vitesse) en positif comme en négatif et vous permettra d'utiliser des magies de la couleur des éléments qui le composent. Plus vous disposez de quartz bleus, plus vous aurez accès à des magies d'eau puissantes, par exemple. Chaque personnage dispose d'un nombre de slots de positionnements d'orbe, à débloquer également.

S'il y a un (gros) bémol à reprocher aux combats, c'est la lenteur des animations ! A l'heure où j'écris ces lignes, un patch est apparemment sorti pour ajouter un mode Turbo (sur la version PC uniquement), qui a d'abord fait son apparition dans le portage PC du premier épisode de la dernière trilogie en date, Trails of Cold Steel. N'ayant pas pu tester ce mode, je n'en connais pas les détails mais j'avais une alternative: un outil gratuit nommé Cheat Engine. Ce dernier dispose d'une fonction nommée Speed Hack qui vous permet d'accélérer les animations de la plupart des jeux avec un facteur que vous choisissez (x2, x3... x10 ou plus) et vous pouvez même avoir jusqu'à 5 valeurs différentes ! La vitesse de combat de base étant tellement lente, elle peut être un frein pour tous ceux qui aiment les RPG rapides comme moi. Je ne pense pas que j'aurais pu continuer sans ça. J'ai trouvé que la vitesse x2 était globalement suffisante en combat, x5 pour des combats simples éventuellement.

Pour finir sur le sujet des combats, sachez qu'un système de cap a été placé pour empêcher de devenir trop puissant rapidement. Vous le remarquerez quand les ennemis vous donnent de l'expérience inférieure à 10. Il est alors inutile d'espérer monter de niveau. C'est une bonne chose pour garder un challenge constant. La difficulté du jeu est d'ailleurs relativement juste, avec quelques rares pics. Seul le mode normal est accessible lors d'une première partie.

 

Une bande-son jolie, des graphismes datés

Comme à son habitude, Falcom nous sert une bande-son adaptée et plutôt réussie en général. Je n'ai que rarement été marqué par les thèmes musicaux, mais ils sont réussis. Beaucoup moins rock qu'un Ys, mais le contexte du jeu ne se prête pas vraiment au rock la plupart du temps. La chanson-thème "The whereabouts of Light", en japonais, est très jolie également. Un bon point.

Concernant les graphismes, si le jeu a son charme, il faut quand même avouer que c'est désuet. Même pour un jeu initialement sorti en 2004 ! Il tourne sur un moteur similaire à celui utilisé pour Ys VI, avec une vue isométrique. L'avantage, c'est que déjà à l'époque il pouvait tourner sur toutes les machines. Il n'est pas nécessaire de se soucier des spécifications techniques.

Points forts / Points faibles

Points forts : 
Durée de vie,
Les personnages, variés et développés,
Nombreuses quêtes annexes,
Scénario qui va crescendo,
Musiques réussies.
Points faibles : 
Sans mode turbo ou speed hack, les combats sont trop lents,
Scénario lent à démarrer,
Jeu uniquement en anglais.

Diaporama

Les notes

Graphismes

13
Les personnages sont bien modélisés sous forme de sprites, dans un monde entièrement en 3D isométrique. Le jeu n'était déjà pas très beau en 2004, il ne l'est pas plus aujourd'hui. Mais il a tout de même son charme !

Jouabilité

15
Le système de combat est bien pensé et efficace. La difficulté juste comme il faut. Sur PC, on peut choisir entre les contrôles clavier/souris et manette. Il est facile de trouver des configurations pour Steam Controller également. Si vous jouez sur PSP et que les animations lentes des combats est un défaut pour vous, retirez 2 points à cette note. Sur PC, un mode Turbo a récemment été patché dans tous les jeux Trails mais Cheat Engine permettait de faire la même chose avant cela.

Durée de vie

17
40-50h en moyenne, selon votre utilisation du turbo/speed hack et votre envie d'effectuer des quêtes annexes. C'est très satisfaisant.

Musique et son

15
Bande-son jolie, rarement marquante mais elle fait le job. Le thème principal chanté est réussi.

Scénario

16
Lent à décoller, le scénario prend son temps pour développer ses personnages et mettre en place l'intrigue qui va durer toute une trilogie. A partir de la moitié du jeu, le rythme va crescendo et on adhère ! La fin vous déballera son lot de révélations et ne vous laissera qu'une seule envie: commencer le second épisode.

Note globale

16
20 0
Au final, j'ai bien fait d'insister sur ce jeu. Les critiques des fans ont attiré mon regard vers celui-ci et je comprends enfin pourquoi. Le scénario et les personnages en valent la chandelle. Si vous n'êtes pas allergiques à l'anglais, foncez (de préférence sur la version PC) !

Commentaires

Portrait de Aru

12/08/2017 à 8h12
Aru

Le diagramme n'est pas visible en pleine résolution, c'est dommage.
Voici un autre lien pour le voir: https://aaltomies.files.wordpress.com/2014/07/dragon-slayer-guide1.jpg

J'ai corrigé les informations sur les supports qui n'avaient pas été enregistrées.

Portrait de Lionheart

14/08/2017 à 2h05
Lionheart

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