Test de Golden Sun: Obscure Aurore

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Par - publié le 24 Janvier 2011 à 13h14
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Golden Sun revient enfin. Après des années de rumeurs, le titre a enfin pointé le bout de son nez en Europe. Une attente récompensée ?

Cela faisait 7 ans. 7 ans que les fans de Golden Sun attendaient, fébriles, une suite aux RPG ayant fait les beaux jours de la GameBoy Advance. C'est d'ailleurs face aux nombreuses demandes que Camelot a fini par craquer et offrir aux joueurs un nouvel opus de la saga Golden Sun. 
30 ans ont passé depuis les événements de Golden Sun 2. Nous avions laissé Weyard en proie à l'avènement du soleil d'or et de l'alchimie. Le monde a aujourd'hui bien changé et d'inquiétantes turbulences, sortes de trous noirs, ont fait leur apparition. [...] Si vous pensiez retrouver les héros que vous aviez incarnés dans le passé, vous faites une grave erreur. Ici vous ne contrôlez plus Vlad et consorts mais leurs descendants. Dans cet opus, vous contrôlez Matt, le fils de Vlad, et lui aussi mystique de terre. Il sera vite rejoint par Kiara, fille d’Ivan, de Terry, fils de Garret puis de Robin, fils de Sofia. Leur caractère correspond globalement à celui de leurs parents, Matt étant chef de groupe et Terry, un insolant garçon tête brulée. Tout commence lorsque Terry détruit un appareil volant d'une grande utilité. Dès lors, les marmots des anciens héros devront trouver le seul objet qui puisse leur permettre de réparer l'étrange machine : une plume de Rohk, oiseau légendaire uniquement trouvable sur une montagne extrêmement éloignée de votre point de départ (tiens donc). Le scénario s'étoffera au fur et à mesure du jeu sans jamais atteindre le niveau de celui de ses aînés. Bien plus faible et  beaucoup moins fluide, l'histoire de ce Golden Sun se voit toujours autant entrecoupée de nombreuses scènes de dialogues, pas toujours intéressantes. Il vous est d'ailleurs possible d'interagir dans les phases de discussions, en y glissant une attitude allant de l'énervement à l'enthousiasme. Ces comportements auront une petite incidence sur les réponses données par vos interlocuteurs. Rien de bien neuf donc de ce côté-là.

Un univers enchanteur

L'un des gros points forts de ce Golden Sun, c'est avant tout son univers. Doté d'un graphisme mignon et coloré, qui n'est pas sans rappeler Dragon Quest IX, le titre de Camelot est agréable à l'œil. Ceux qui craignaient de revivre une aventure passablement similaire en visitant des lieux déjà connus seront surpris. De nouveaux paysages et villes ont fait leur apparition et on a l'impression de voyager dans un autre monde. Pour autant, les créateurs n'ont pas laissé leurs fans dans l'inconnu puisqu'ils retrouveront certains lieux ayant toutefois bien changé. Le chara-design est, quant à lui, plutôt réussi. Malgré quelques personnages ressemblant traits pour traits à d'anciens, des personnages ayant un look totalement nouveau feront leur apparition. D'autres se révèleront malgré tout, des ratages complets, comble du kitch et du mauvais goût.

Côté musique, le soft n'est en rien inférieur à ses prédécesseurs, les thèmes étant, tantôt épiques, tantôt mélancoliques mais souvent d'une justesse hors pair.

Un peu de neuf et beaucoup de vieux

Côté gameplay, Golden Sun : Obscure Aurore fait peu de neuf avec du vieux, c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. Nintendo DS oblige, il vous est possible de diriger votre personnage, naviguer dans les menus et utiliser vos psynergies (les magies) avec le stylet. Le soft laisse toutefois aux joueurs le choix d'en user puisque les contrôles classiques sont également disponibles. Au stylet comme à la croix directionnelle, le titre se révèle facile à prendre en main, il ne vous faudra donc pas longtemps pour le maîtriser. Comme pour une grande part des jeux DS, l’écran du haut aura une utilité purement descriptive, vous permettant d’afficher une carte de l’environnement que vous visitez ou le statut de vos personnages. En combat, il affichera vos djinns prêts à être invoqués et, a fortiori, permettra d’afficher, en 3D, d’immenses invocations. Les combats, justement, prendront la forme d'un tour par tour ultra classique, semblable à celui des précédents opus, qui rappellera de nombreux souvenirs aux plus anciens d'entre-nous. Les plus jeunes pourront toutefois se décourager devant un gameplay aussi rigide que celui-ci. Très dynamiques, les affrontements vous permettront de mitrailler le bouton «valider» pour venir à bout, très facilement, de vos adversaires. Finie la dimension légèrement tactique des précédents opus qui vous forçaient à choisir consciencieusement votre cible pour être le plus efficace possible. Un combat pourra alors durer quelques secondes, rendant le jeu vraiment facile. Car le gros problème de ce Golden Sun : Obscure Aurore, c'est avant tout sa facilité.

Les yeux fermés

Si vous rêviez d'un challenge relevé, passez votre chemin : Golden Sun : Obscure Aurore est d'une facilité déconcertante. Si tout bon vieux RPG vous fait passer, à un moment ou à un autre, par la case level-up, force est de constater que cet opus ne vous y obligera pas. Les ennemis qui se mettront sur votre route lors de votre aventure pourront être battus en trois-quatre rounds, et ce, sans que vous n'éprouviez le besoin d'utiliser vos puissantes invocations. Finalement, seuls le dernier boss et les boss optionnels vous poseront quelques soucis, vite réglés par l'utilisation de votre deuxième équipe. Et comme dans tout RPG japonais qui se respecte, il vous sera impossible de changer la difficulté. Côté durée de vie, le soft vous fera passer une petite vingtaine d'heures devant votre console, chose à peu près similaire aux précédents opus. L'un des plus grands challenges du jeu sera de trouver les 72 djinns, petites bestioles vous permettant d'utiliser les invocations, qui sillonnent le monde, en sachant qu'il sera possible d'en louper quelques-uns sans jamais pouvoir les récupérer par la suite. Ces derniers permettront, tout comme dans GS 1 et 2, de vous donner des bonus ou d’infliger des dégâts aux ennemis. Il est d'ailleurs amusant de noter que, contrairement aux anciens volets, chaque djinn a un design qui lui est propre.

Après nous avoir fait patienter 7 ans, on espérait beaucoup de ce nouveau Golden Sun. Camelot nous livre ici un titre un peu vieillot qui jouit d'un charme rétro agréable mais qui déçoit beaucoup. Servi par des musiques grandioses et des graphismes mignons et colorés, le titre pêche notamment par sa difficulté très basse. Un jeu ni trop bon, ni trop mauvais.


Galerie photos
Les + / Les -
  • La musique
  • L'univers
  • Les Djinns
  • Le scénario plan-plan
  • Sa facilité
  • Les personnages copiés-collés
Evaluation
Graphismes
Les graphismes sont mignons et colorés et très corrects pour la DS. L'animation est fluide. Le chara-design est plutôt réussi malgré quelques ratages.
Musique
Une OST très réussie et digne de celle de ses prédécesseurs.
Jouabilité
Très facile à prendre en main, GS : OA se veut le plus ergonomique possible. Toutefois, le gameplay vieillot des combats pourrait en rebuter quelques-uns.
Durée de vie
Plutôt correcte, vous en aurez pour une petite quinzaine d'heures pour finir le jeu en ligne droite, rajoutez 5 heures pour les djinns et boss optionnels.
Scénario
Décevant, le scénario n'arrivera jamais à vous tenir en haleine.
En résumé
Légère déception au programme. Un jeu ni trop bon, ni trop mauvais.
13 /20 0
Date de sortie française: 
10/12/2010
Sortie japonaise: 
28/10/2010
Sortie américaine: 
29/11/2010
Éditeur: 
Plateforme: 

Commentaires

Portrait de Tylano

J'ai terminé le Golden Sun 2 et je ne savais même pas qu'il y avait une suite.

C'est dommage qu'il soit si facile ... Cela dit, je vais quand même le tester en ému, car la licence m'avait charmé autrefois et retrouver les Djinns ne me laissera pas indifférent.