Test de Summon night swordcraft story

Par - publié le 27 Mai 2013 à 21h05
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Si tu as toujours rêvé de créer tes propres armes, de te retrouver dans un monde différent du tien et que tu es une jeune créature pleine d’ambition, alors ceci risque fort d’être ton histoire, jeune Crafteur.

Summon Night est un jeu sur Game boy advance dont le nom est injustement connu à travers la moitié de la planète seulement. N’ayant connu qu’une version japonaise et américaine, Summon Night a hélas passé son tour dans les consoles des jeunes européens. Pourtant, ce jeu à l’aspect RPG propose des recettes intéressantes pour un jeu de console portable. Voyons ce que les jeunes européens ont manqué et si ce jeu peut être considéré comme une motivation d’apprentissage de l’anglais.

La bonne ou la mauvaise nouvelle d’abord ? Voilà d’abord les points faibles que j’ai pu relever :

En premier lieu, la vitesse. Bien que le jeu soit long, la vitesse des déplacements est assez lente pour le trajet que l’on doit faire. Même en courant, on finit par se lasser des allées et venues dans le « labyrinthe », d’autant  que les combats (rencontres aléatoires) peuvent nous tomber dessus n’importe quand ; et selon le niveau du personnage, on peut perdre son temps à combattre de petits ennemis du début qui ne rapportent plus grand-chose. Surtout lorsqu’on va chercher des matériaux pour la forge chez les monstres ou dans les coffres des corridors, ce qui nous prend souvent un temps fou.

En second lieu, je dirais que le jeu est assez répétitif. Le début notamment se passe autour du labyrinthe souterrain et les missions renvoient toujours le héros à l’intérieur. Au bout d’un moment cet endroit semble ne plus avoir de secret pour vous vu que vous le connaissez par cœur. Quoi que…

Voilà la transition vers les points forts :

Bien que le jeu soit répétitif et que vous pensiez vous embêter au plus haut point à exploser les monstres habitant un endroit que vous maîtrisez en apparence, et que vous avez un niveau tellement élevé à force des allers-retours et des recherches approfondies d’une solution ou d’un item, le jeu vous fera une belle surprise en vous emmenant dans un endroit secret (bien que dans le scenario) où vous êtes passé des centaines de fois sans vous douter du danger potentiel que ces passages comportent. Je conseille donc à tous ceux qui souhaitent y jouer et donc découvrir cette structure scénaristique complexe, de ne pas parler de l’avancée de la partie à qui que ce soit avant la fin du jeu au risque de passer pour un imbécile (et nous savons que mentir n’est pas très joli et vous n’avez pas envie d’être un menteur n’est-ce pas ?).

Donc pour en revenir aux points forts, le scénario est en partie un des plus grands atouts de ce jeu : plein de rebondissements, une histoire originale, des personnages attachants et charismatiques, bref, tout y est.

Le jeu se présente comme un « Tales of Phantasia » donc il va sans dire que la jouabilité est très prenante, les combats en sorte de plate-forme 2D sont dynamiques et intéressants quand le niveau du héros et de l’ennemi se rapprochent. Contrairement à la partie hors combat (genre Pokémon), le personnage en combat est plutôt rapide mais cela peu s’améliorer dans ses aptitudes. Le côté RPG est donc assez exploité puisque l’on peut jouer un gros bourrin lent ou un rapide petit bonhomme très agaçant (personnellement avec les équipements, je conseille un perso un peu touche à tout, bien plus pratique à jouer). Il vous faudra donc adapter votre style de jeu avec le « skill » de votre héros et les armes pour combler vos faiblesses.
En parlant d’armes, un bon côté dû au RPG et aussi au scénario, c’est que le héros est un forgeron qui doit faire un tournois avec les armes qu’il s’est forgées pour devenir « Craftmaster » (en gros c’est l’histoire, j’en dis pas plus pour pas spoiler). Donc le héros dispose d’une liste d’armes (à compléter au fur et à mesure du jeu) et évidemment, les armes à fabriquer deviennent de plus en plus puissantes. Il y a un lot très complet de types d’armes et de formes secondaires (épée, hache, lance, poing, vrilles avec les formes secondaires de certaines armes à feu, eau, foudre, vent…). Le jeu comporte également un background très riche où l’on apprend toujours quelque chose d’intéressant des PNJ. Amoureux du background vous voilà servis.

Avec autant d’éléments, la durée de vie du jeu est assez longue, d’autant que le destin envoie le héros vagabonder à travers le monde mais hélas, le jeu ne comporte pas de phase « voyage » entre les régions, comme un Terranigma, mais se fait directement par ellipse temporelle en prenant le bateau. C’est un peu dommage mais cela évite bien des peines. Cependant, ce manque a été comblé par les quêtes annexes (vente d’armes, récupération de matériaux...) et les différentes possibilités de réponses dans les dialogues qui peuvent ouvrir différentes quêtes annexes.

Côté image, le jeu est très bien rendu. Le design Manga et très beau, les décors sont détaillés, et le jeu reste très coloré et agréable visuellement et ce, malgré même le fait que la première capitale ressemble à une ville de « Waterworld ». Les combats sont très bien réalisés avec des images digitalisées qui restent fines et fluides dans le mouvement. C’est comme du bonbon pour les yeux.

La musique du jeu est très bonne mais pas exceptionnelle contrairement aux musiques d’un Seiken, un Zelda ou même dans Tales of Phantasia, jeu avec lequel il y a bien des similitudes. Ce n’est pas vraiment dommage vu que la musique colle à l’ambiance et est d’une très bonne qualité.

On peut donc dire avec peine que les jeunes gens de l’Europe de l’ouest sont passés à côté d’un bon jeu qui, pour ma part, reprend de bons éléments des RPG pour en proposer un « mix » intéressant.  Je conseille donc cette petite merveille commercialement bâclée à tous les possesseurs de GBA et curieux de l’émulateur. 


Galerie photos
Les + / Les -
  • Une bonne durée de vie
  • Un rpg en temps réel comme on les aime
  • Personnification du mode jeu (aptitudes et armes)
  • Graphiquement réussi
  • Musiques et ambiance sympa
  • Beaucoup d'allers-retours
  • Des recherches parfois longues pour les quêtes
  • Un peu addictif
Evaluation
Graphismes
Pas grand-chose à redire pour un jeu si peu connu... Une petite saga très sympathique qui flatte la GBA.
Musique
Ca vaut pas un Castlevania ou un Seiken mais c'est vraiment pas mal tout de même.
Jouabilité
Chacun sa sauce, c'est comme vous le sentez, ça rentre tout seul.
Durée de vie
Largement correcte.
Scénario
Commencer et ne plus vouloir s’arrêter, attention à la surchauffe.
En résumé
Je pense que pousser un peu plus sur la qualité graphique hors combat et sur l'ambiance musicale aurait complété le jeu. Personne n'est parfait.
16 /20 0
Sortie japonaise: 
25/04/2003
Sortie américaine: 
25/07/2006
Éditeur: 
Développeur: 
Plateforme: 
Portrait de hawkeys
A propos de hawkeys

Né avec une super Nintendo dans les mains, je savais comment faire pour muscler mes pouces. Ma formation a commencé en 94 sur super Mario world, Zelda a link to the past, Super Castlevania IV, Street figther II et super nintendo scope 6. Dés mes 4 ans, j'ai pris la directive de jouer au RPG japonais et de me laisser envoûter par les mondes féeriques et les combats épiques (#secret of mana, FF, et fire emblem). Las d'en rester à des simulations, j'ai finis par m’enrôler dans une assos de GN mais les commentaires des jeunes joueurs sur les jeux rétros étant remplis d'ignorance, j'ai décidé de rengainer mon épée, poser mon carquois pour un temps, et refaire appel à ma manette sacrée afin de montrer que jeu vidéo n'a pas commencé par les jeux de guerres d'Activison. Mon rêve serait évidemment d'en vivre, mais pour le moment, je me contente d'éduquer mon jeune frère pour qu'il cesse de confondre Link et Zelda dans la cours de récrée.

Commentaires

Portrait de hawkeys

le un peu c'est surtout pasque c'est pas au niveau de Skyrim par exemple mais le jeu a de quoi de faire passer une bonne apres midi pour quelques minutes.

Portrait de backchich

Merci pour le test

 

Tu dis dans les points négatifs : "Un peu addictif..". Mais tu es sûr que c'est à mettre dans les négatifs ? Tant qu'il l'est juste "un peu" je crois que ça devrait être davantage dans les positifs...