Test de Dragon Ball Advanced Adventure

Par - publié le 30 Mai 2017 à 19h16
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Il était une fois, un petit garçon avec une queue de singe et un bâton magique. Ce garçon se nomme Son Goku et bien qu’il soit encore petit, il deviendra un jour le plus puissant guerrier de l’univers. Pour réussir à l’égaler, il faut savoir dépasser ses limites et suivre un entraînement rigoureux. Alors, arriverez-vous à garder l’allure pour gagner en puissance ?

Si je vous dis : dragon, 7 boules de cristal et bible du manga, il est improbable que vous me répondiez Naruto. En tant que fan infini de Dragon Ball, je me devais de parler d’au moins un jeu DBZ. Et au lieu de reprendre les Budokaï, attardons-nous plutôt sur un portage Game Boy Advance et soyez assuré que je ne parle pas de « Goku Legacy ».

 

Le scénario (cool bien qu’incomplet)

Pour ceux qui n’ont pas connu le plaisir de lire les aventures de Goku ou qui avaient un cours de sport extrascolaire pour ne pas regarder la télé le mercredi matin, Dragon Ball c’est quoi ? L’histoire nous introduit Son Goku, un petit garçon d’origine Saïyenne qui a appris les arts martiaux auprès de son grand-père. Il vit seul dans un coin paumé depuis la mort de son unique parent et maître, puis rencontre un jour une jeune fille nommée Bulma qui va l’entraîner avec elle dans sa quête de Dragon Ball.

Pour la suite de l’histoire (je ne vais pas vous faire l’insulte de tout ressasser) c’est une suite de combats dynamiques, de rencontres farfelues et d’intentions cochonnes réprimées. Dans l’ensemble, le jeu suit assez bien le scénario du manga mais il y a tout de même quelques coquilles dans la manière dont se déroulent les événements. Par exemple, Krilin monte sur un nuage magique noir, nuage qui se nomme Nimbus magique, (comme celui de Goku qui a été rebaptisé pour l’occasion). Tout ceci n’est évidemment pas dans l’œuvre de ce cher Toryama mais aura au moins le mérite de nous offrir un niveau aérien avec Krilin, niveau qui, soit dit en passant, est plutôt bien construit. Tout comme le nuage (qui s’appelle Kinto-Un dans l’œuvre originale), on remarque un bon lot d’éléments scénaristiques modifiés voire totalement absents. Ainsi, le jeu s’adoucit en éclipsant les morts des méchants et les blagues douteuses de Tortue Géniale (la plupart des protagonistes ont gardé leur nom d’origine, et c’est plutôt cool quand on voit les soucis qu’il y a eu dans les jeux DBZ précédents).

 

Vision globale du jeu

La durée de vie est très correcte, alternant entre les phases de combats en mode versus et les phases de plateformes « beat them up ». Non seulement on ne se lasse pas mais pour une fois, on en a pour notre pognon. Cependant, la durée de vie aurait été plus longue si le jeu était resté fidèle à l’histoire d’origine. C’est plutôt cocasse quand on y pense puisque il y a des niveaux assez longs (et parfois un peu déroutants avec des portes qui font tourner en rond) surtout quand certains passages font référence à quelques cases du manga. Par exemple, lorsque Tortue Géniale envoie Goku et Krilin chercher une pierre qu’il a lancée dans la jungle, le jeu nous envoie vraiment parcourir la zone, d’abord à l’aller, puis au retour avec un super combat contre Krilin à la fin (eh oui, ce petit bonze ruse et nous vole le caillou de Tortue Géniale, comme dans le manga !). Ce que je trouve dommage, c’est que faire l’histoire en jouant Krilin revient à faire exactement le même parcours qu’avec Goku mais en ayant des mouvements différents.  Je ne pense pas trop râler sur ce point car la jouabilité est assez différente entre les deux héros et reste très bonne (on y reviendra plus tard) mais quand je pense que Bandai sortira Supersonic Warrior sur la même console (et le 2 sur DS) qui propose des scénarios alternatifs en fonction du combattant choisi et du déroulement des combats, je déplore cet oubli ici, d’autant que Krilin semble être plus fort que Goku et qu’on sait ce qu’il fait dans le manga pendant que Goku tatane l’armée du Red Ribbon. Quand on est un peu tatillon sur les détails, ça fait bizarre de voir Krilin se battre contre Mâ senior (Piccolo premier du nom, le démoniaque) alors que ce dernier est censé avoir fait tuer Krilin par un de ses sbires pour récupérer un dragon ball. D’ailleurs, le scénario avec Goku explique cet événement avec une petite cinématique dont les images sont tirées du manga (et en couleur, GG Bandai !) mais les explications du scénario restent très incomplètes et finissent par rendre l’histoire très secondaire. On est plutôt pressé de bourriner du malfrat. En gros, finir ce jeu ne permet pas de dire qu’on connait Dragon Ball.

 

Un pixel advance

Concernant les graphismes, c’est vraiment beau. Les personnages sont super bien colorés et bien dessinés, il en va de même avec les décors qui sont directement inspirés des cases du manga. Pour les sprites des ennemis, c'est la même chose, mais je trouve qu’ils auraient pu être plus variés. On retrouve souvent des tigres, des chauves-souris (qui sont en fait le même sprite que pour Oolong), des soldats sanglier ou tanouki du ruban rouge, des droïdes qui ressemblent à celui dont pilaf se sert pour voler les dragon balls, et le soldat de Piccolo qui tue Krilin devient ensuite un adversaire qui revient en masse. Ceci dit, chaque boss possède ses propres animations et il faut reconnaître qu’ils sont nombreux. On retrouve tous les généraux de l’armée du ruban rouge, le sergent mécanique ou le squelette dans la caverne sous-marine, il y a même un combat contre Diable Man dans les toilettes des enfers ; et évidemment, les décors suivent fidèlement le manga à chaque fois. Les capacités de la console sont très bien exploitées et j’ai personnellement pris mon pied en parcourant des niveaux aussi beaux. Je pense que c’est un des plus beaux jeux GBA auxquels j’ai pu jouer.

 

Un game play très puissant

Concernant la jouabilité, je ne trouve rien à redire si ce n’est que ça m’a un peu gêné de voir Krilin capable de produire un Kaméhaméha à pleine puissance dès le premier niveau alors que ça prendra tout un cycle (fidèle au manga) pour que Goku puisse en faire de même (je rappelle que Krilin n’utilisera le Kaméhaméha que bien après Goku, lors du second Taikeichi Budokai, le célèbre tournoi d’arts martiaux), Kaméhaméha qui est d’ailleurs très utile puisqu’on peut le spammer pendant les phases de plateformes. On peut choisir différents niveaux de puissance en chargeant l’attaque au préalable : le premier faisant une petite boule de kî qui touche un seul ennemi, le second niveau traverse les ennemis sur une courte distance, le troisième ressemble plus à un Kaméhaméha qui couvre toute la zone devant nous et la forme maxi, qui est un vrai torrent de puissance terrassant tous les ennemis (sauf les boss) d’un seul coup, sous forme d’un rayon bleu de pure énergie. D’ailleurs, lors du lancement du Kaméhaméha, les voix originales des personnages se feront entendre et ça, c’est un gros pouce en l’air. En plus de cette attaque phare, Goku et Krilin disposent d’un coup spécial qui puise sur la jauge de Kaméhaméha. Cette dernière se rempli en faisant des combos et n’est pas entamée par l’utilisation des attaques « Ki ». Seules les attaques spéciales vident la jauge de Ki mais elles nettoient automatiquement l’écran des hooligans qui y pullulent.

 

Une foule de mouvements

Le jeu est fluide, rapide et nerveux ; on peut marcher, courir, utiliser le bâton de Goku (le Nya bô) et la morsure du soleil de Krilin (qu’il a plagié de Tenshin-han visiblement). On peut faire des supers sauts en plus des sauts basiques (qui décollent déjà bien du sol) et donnent parfois l’occasion de s’essayer à des combos aériens vertigineux, surtout avec Krilin qui dispose de sauts multiples et d’attaques projetant les ennemis et permettant de jongler avec pour faire péter le conteur de coups. On dispose d’une bonne barre de vie et on trouve souvent de quoi la faire remonter en cassant des museaux, ce qui incite à foncer dans le tas sans trop de problème. Pour les phases versus, on retrouve sensiblement les mêmes coups excepté que Goku n’a plus de bâton et que les systèmes de combat changent. On se retrouve donc dans un face à face où on peut projeter son adversaire si on brise sa jauge de parade à force de le frapper, parer les coups à la manière d’un contre de Marth dans Smash Bros à la différence qu’on ne riposte pas, (on verra seulement notre jauge de parade se bloquer ou remonter à chaque parade réussie, ce qui peut retourner un assaut mal engagé à notre avantage). Pour les déplacements, on peut faire des bonds vers l’avant ou vers l’arrière pour attaquer ou esquiver (comme un Dash) mais la cerise sur le gâteau, c’est les combats aériens après une projection. De plus, on peut prendre un mode versus et choisir de jouer les combattants qu’on a déjà vaincus comme Jacky Choun, Grand-père Sangohan, Tenshin-han, Chaozu, Tao-païpaï, Piccolo… Chacun ayant leurs propres techniques et étant aussi maniables que Goku et Krilin (si on arrive à assimiler certains mouvements, on y reviendra plus tard). Avec un tel game play, la difficulté peut vite devenir dérisoire.

Le jeu est très linéaire, avec une difficulté de base plutôt simple. On peut choisir de jouer en difficile pour vraiment rechercher le challenge qui fait tout de même une bonne différence mais avec un personnage aussi maniable, il n’est vraiment pas impossible de finir le jeu en mode expert. Il faudra juste serrer les fesses sur les phases de combats qui s’avèrent parfois ardues dès le mode normal. On sent tout de même, de par la volonté d’avoir mis plusieurs types de difficultés allant de débutant à expert, que le principe du jeu est de faire évoluer les réflexes que l’on acquiert dans les modes plus faciles. On se retrouve à jouer comme une bête une fois toutes les mécaniques assimilées. Au final, ça ressemble un peu à un entrainement de Saïyen.

 

Le mode versus (avec un multijoueurs !)

Pour finir, parlons du mode combats un peu plus en détails. Comme je l’ai dit précédemment, le jeu possède un mode « versus fighter » qui est inclut dans le scénario mais qui peut aussi se jouer dès le menu de sélection du mode. Une fois le mode aventure terminé, on peut jouer avec les différents persos qui, je répète, ont tous une manière propre de se battre. Le principe du mode combat est de frapper son adversaire jusqu’à ce que sa jauge de parade soit vide et ainsi lui assener une volée de coups bien sentis. Certains personnages ont donc des capacités à jouer avec cette barre de parade (comme Krilin ou Jackie Choun) là où d’autres peuvent passer au-dessus ou derrière l’ennemi afin de le surprendre (comme Tao païpaï). Tenshin han peut voler, ce qui rend ses sauts plus galères mais il possède de bonnes attaques faciles à placer et qui font bien souffrir l’adversaire. En gros on est vraiment face à un jeu de combat avec de vrais combattants équilibrés et adaptés à tout mode de jeu. Je déplore seulement de ne pas avoir pu jouer Yamcha, qui est pourtant présent dans le scénario lors d’un combat versus mais pour une raison que j’ignore, je n’ai jamais pu le choisir en mode versus. Il avait l’air fort dans le mode scénario pourtant…

 

Conclusion

En conclusion, je dirais que Dragon Ball advanced Adventures relate, certes avec beaucoup de lacunes, mais tout de même assez ironiquement les aventures de Goku avec plein de détails plaisants du manga. De plus, le jeu est assez soigné pour qu’on ne s’ennuie jamais. Même si les phases de plateformes ou le scénario sont parfois répétitifs, je pense qu’on est face à un des meilleurs jeux Dragon Ball sur console portable. Ceci dit, il y a encore des détails qui m’échappent comme l’effacement total de Franky 8 alors que le jeu prouve qu’il peut plier son gameplay pour rester fidèle au scénario. Y’a des idées à creuser pour faire une bonne suite parce que tout y est concrètement ; mais à l’avenir, pensez à Yamcha s’il vous plaît !


Galerie photos
Les + / Les -
  • Graphismes soignés
  • Game play super fluide et instinctif
  • Musiques rythmées reprenant certain thèmes mais dont la qualité ne permet pas de sortir du lot
  • Un sentiment de puissance jouissif avec tout de même du challenge
  • Des oublis au niveau du scénario voire des incohérences
  • Certain passages frustrants à cause du trop grand nombre d'ennemis et du spam de coups
  • Un peu répétitif
Evaluation
Graphismes
On est très loin de la bouillie de pixels. Les hit box sont parfaites, les décors sont splendides, vraiment, je suis soufflé.
Musique
Elle est correcte et certains passages rappellent l'animé mais sinon elle n'a rien d’exceptionnel. Elle n'est toutefois pas dérangeante et reste dans la bonne moyenne des musiques GBA. Cependant, je pense que choisir soi-même une musique de fond pour jouer sera parfois préférable.
Jouabilité
Excellente, la prise en main est très rapide, je n'ai rien à ajouter.
Durée de vie
L'histoire est assez longue à finir même en mode facile. de plus, on peut trouver plein de bonus pour débloquer des personnages ou des modes de jeux. Avec les différents modes de difficulté, on a vraiment du pain sur la planche quand on prévoit de finir le jeu à 100%.
Scénario
En tant que fan de Dragon Ball, j'aurais pas mal de choses à reprocher, sinon le jeu explique bien l'histoire dans les grandes lignes, ce qui pourrait éviter de rebuter ceux qui connaissent vaguement voire pas du tout Dragon Ball.
En résumé
Si on oublie les infidélités au scénario, on sent l'effort d'avoir voulu respecter le manga. C'est d'autant plus plaisant quand on s'éclate à fond sur le jeu. Franchement, c'est super cool de s'éclater autant sur un Dragon Ball portable.
16 /20 0
Date de sortie française: 
Mercredi 15 Juin 2005 àh
Sortie japonaise: 
Jeudi 18 Novembre 2004 àh
Sortie américaine: 
Mardi 06 Juin 2006 àh
Éditeur: 
Développeur: 
Plateforme: 

Commentaires

Portrait de Lionheart

Bon test
J'avais joué au jeu peu après sa sortie. On a un personnage pouvant faire pas mal de mouvement donc c'est cool, mais j'avais remarqué que quelle que soit la difficulté, quel que soit le mode, les ennemis avaient des failles simple à repérer et à exploiter, rendant le jeu vraiment simple.
Par contre, il est fun tout de même