Test de Marlow Briggs and The Mask of Death

Année de sortie: 
2013
Plateforme: 
Par - publié le 08 Septembre 2017 à 07h48
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22

Intrigué par toutes ces recommandations sur Steam et ailleurs, j'ai décidé de jeter un oeil à ce Marlow Briggs and the Mask of Death pour voir de quoi il en retourne. Il s'agit d'un beat'em all 3D somme toute classique.

L'histoire commence par l'arrivée de Marlow Briggs sur un centre archélogique Maya, où sa petite amie Eva est chargée de décoder des textes pour le compte d'un certain Heng Long. Alors qu'elle comptait poser sa démission, Heng Long la force à garder son poste en tuant son compagnon et en menaçant sa famille. L'arme du crime est en fait une faux anthique accompagnée d'un certain Masque de Mort, habité par l'esprit d'un ancien roi Maya qui ressuscite Marlow et fait de lui le "Guerrier Sacré". C'est ainsi que débute la quête de Marlow qui doit sauver sa copine et vaincre le maléfique Heng Long dont l'objectif est d'acquérir un pouvoir immense lui permettant de devenir un dieu.

Mis à part le masque qui se met à faire de l'humour et des commentaires divers, on remarque tout de suite "l'inspiration" des développeurs pour créer ce jeu : God of War. Du personnage, aux combos, aux coups de grâce brutaux, tout rappelle (et singe) la série de Kratos. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose, mais ça rend le jeu un peu trop ininventif. Trois modes de difficulté sont proposés et on peut en changer à tout moment, au sacrifice d'un succès, ce qui n'est pas si mal. Le mode normal propose un challenge modéré voire faible, le jeu plaçant tellement d'objets permettant de restaurer la vie et la magie du personnage qu'on se sent rarement en danger. Environ six heures sont nécessaires pour boucler le mode histoire en normal, après cela il vous reste le choix entre le refaire en difficile ou de tenter le mode Défi.

Notre personnage découvrira quatre armes et quatre magies durant son périple qui l'amènera dans divers décors comme des usines, des forêts, des caves et des temples. Chaque arme et magie peut être augmentée deux fois grâce aux points d'expérience récoltés après chaque ennemi vaincu ou tout simplement en ramassant les énergies et masques jaunes disséminés ça et là, à peine cachés. D'ailleurs, le jeu est extrêmement linéaire et les rares passages un tant soit peu cachés ne nous offrent que des bonus d'expérience. La jouabilité se base sur une touche d'attaque faible, une touche d'attaque forte, un bouton de saut, un autre de garde et le joystick droit pour les esquives, comme dans God of War finalement. Les combos s'effectuent avec des pressions successives sur les boutons d'attaque faible ou forte, certaines attaques réclament quant à elle une pression prolongée sur l'un de ces boutons.

Les magies se déclenchent via un appui sur la gachette arrière-gauche + un des boutons de face, une fois débloquées. Chacune utilise un élément particulier mais à part leur portée, je n'ai pas remarqué une différence de puissance flagrante. La jouabilité est facile d'accès, le jeu est plutôt fun bien qu'il ne nous surprenne jamais. En dehors des phases de combat façon beat'em all, le jeu est parsemé d'autres séquences comme des glissades à obstacles, du tir à la mitraillette et des niveaux de type shoot'em up qui ajoutent de la variété à l'aventure. Donc bien que le titre soit assez classique dans son déroulement, on ne s'ennuie jamais. Le bestiaire n'est pas spécialement varié (soldats, insectes et démons, principalement) et on note la présence de gros boss qui font le job, sans plus. L'IA des ennemis est somme toute correcte également.

Graphiquement, je dois dire que je suis agréablement surpris du résultat pour un titre avec un budget si bas (5 millions de dollars) qui était initialement disponible sur le Xbox Live Arcade. Chaque environnement est détaillé, la plupart des textures sont très propres et les modèles de personnages sont décents. Les effets de lumière et de particules sont les éléments les plus réussis côté graphismes. Ce qui choque par contre, c'est la présence de nombreuses cut-scenes statiques où seule la caméra bouge. Cela fait très très cheap, les développeurs auraient probablement gagné à privilégier un autre format sous forme de comics, par exemple ou alors miser sur les phases de gameplay pour présenter ces passages. Les rares cut-scenes animées ne sont pas spécialement marquantes non plus. Pour finir, un point sur les musiques et bruitages, qui comme tout le reste, sont satisfaisants à défaut d'être impressionnants.

Remarques: jeu testé en résolution 3840 * 2160, peu d'options graphiques à noter, tout était à fond. Le jeu est fluide du début à la fin sur ma configuration mais de part sa nature de titre Xbox 360, il devrait bien tourner sur la plupart des configurations, même modestes du moment que l'on utilise pas une carte graphique intégrée.

Les + / Les -
  • Graphiquement plutôt agréable
  • Gameplay fun et assez varié...
  • Petit prix (5 €) et souvent soldé (à 1 € !)
  • Le jeu emprunte beaucoup à God of War
  • ... mais peu de prises de risque
  • Le mini-jeu des crédits, inutile, frustrant et injouable !
Evaluation
4 Graphismes
3 Bande son
3 Jouabilité
3 Durée de vie
2 Scénario
En résumé

Un beat'em all sympathique qui singe énormément la série God of War mais ne s'éternise pas trop. Il a l'avantage de proposer des séquences de jeu assez variées à défaut d'être marquantes. Il est facile de le trouver pour 1 € sur PC, et à ce prix-là, c'est un bon divertissement. Un jeu qui sombrera néanmoins dans l'oubli une fois terminé.

3 /5 0

Commentaires

Portrait de Aru

Ouais franchement c'est pas la claque mais j'ai été surpris par la qualité des graphismes pour une production moyenne comme celle-ci. Y a des plus gros jeux qui sont plus moches !

Portrait de DooKie

L'avant dernier screen dans la neige me fait penser aux derniers Tomb Raider, je sais pas pourquoi.
C'est vrai que graphiquement il est pas dégueu !

Portrait de Aru

Non pas vraiment indé, juste un jeu d'un petit studio en Slovénie.

Portrait de DooKie

Je sais pas où t'as été le pêcher celui-là
La cover fait très film des années 80.
C'est un jeu indé ?