Test de The Legend of Zelda: Oracle of Seasons (Console Virtuelle)

Année de sortie: 
2013
Éditeur / Développeur: 
Plateforme: 
Par - publié le 05 Décembre 2017 à 05h22
8
97

Sorti au même moment que son homologue Oracle of Ages sur Game Boy Color en 2001, Oracle of Seasons est la seconde partie des aventures de Link dans cette duologie. Les deux jeux peuvent être joués dans n'importe quel ordre, mais en conservant le code attribué en fin de partie, l'autre jeu devient alors la suite (et fin) de l'histoire.

Link se rend en Holodrum, où il fera la rencontre de la pétillante Din, oracle des Saisons. Peu de temps après, cette dernière se fait capturer. Le temple des saisons disparait dans la foulée et c'est alors que les saisons s'affolent dans tout Holodrum. A charge de notre héros d'aller délivrer la demoiselle en détresse et rétablir l'équilibre des saisons, notamment en récupérant les essences de la nature. Armé de sa fidèle épée de niveau 1, son aventure commence !

 

Ceux qui auront joué à Oracle of Ages ou même Link's Awakening ne seront pas dépaysés ici, on retrouve la plupart des mécanismes et un game design similaire : huit donjons principaux à parcourir, avec chacun une carte, une boussole, une clef de boss et un équipement supplémentaire (boomerang, plume, bombes... et quelques nouveautés comme le gant magnétique et la cape pour planer) qui sera généralement utilisé pour occir le boss. Parmi les éléments spécifiques à cet opus, on trouve le sceptre des saisons. Ce dernier vous permet, si vous vous trouvez sur une souche d'arbre, de passer d'une saison à l'autre (dans l'ordre du printemps à l'hiver, pour celles que vous avez débloquées). La plupart des lieux sont figés dans une saison particulière tant que vous n'en changez pas. Le faire permet de débloquer des passages supplémentaires via l'apparition de feuilles qui cachent les trous (automne), de lianes pour grimper sur les murs (été), de fleurs éjectantes (printemps) ou de blocs glacés (hiver). Tout ceci permet de progresser dans la carte du monde pour atteindre chaque donjon, dans l'ordre linéaire dans lequel ils sont prévus. Globalement, le jeu ne laisse que peu de libertés mais quelques quêtes annexes s'offrent à vous : quête du troc, récupération des quarts de coeur (pour augmenter vos points de vie), chasse aux anneaux... Il m'aura fallu 15h pour terminer le jeu en ligne droite, ainsi que le donjon final bonus accessible uniquement après avoir entré le code obtenu dans la fin de Oracle of Ages (ou dans le sens inverse en jouant à Oracle of Ages après avoir entré le code obtenu dans Seasons).

 

Les donjons sont toujours très bien conçus, avec une difficulté croissante et des énigmes qui vous occuperont mais vous bloqueront rarement. Ce qui n'est pas le cas des quêtes qui mènent aux donjons, relativement simples au départ mais devenant ensuite assez obscures vers le dernier tiers du jeu, ce qui est assez pénible car contrairement à Link's Awakening qui vous laissait le choix de consulter un PNJ pour obtenir des indices, ici seule Impa vous procurera quelques vagues indications qui restent les mêmes durant toute la quête en cours ! Je pense notamment aux donjons 6 et 7 qui ne sont pas évidents à atteindre. De plus, la difficulté des boss augmente méchamment vers la fin et l'avant dernier boss (de la section finale des deux jeux) se permet même une faute de game design : si vous n'avez pas un certain objet en stock, vous ne pourrez pas le vaincre ! Certes, il s'agit d'un objet relativement commun, mais c'est à souligner. Pour le reste, les limitations de la Game Boy qui imposent d'aller dans l'inventaire très fréquemment pour changer d'équipement est un peu moins tolérable en 2017, mais on s'y fait. La présence des anneaux, des équipements à effets variables (récupération de vie auto, statistiques modifiées, augmentation des apparitions de Maple...) contribue à l'augmentation de la durée de vie et à la diminution de la difficulté.

Au niveau des graphismes, le jeu exploite bien le potentiel de la Game Boy Color avec ses couleurs pastel et ses environnements variés. Musicalement parlant, on retrouve des adaptations des musiques connues de la série, dont certaines héritées de Link's Awakening, même si je trouve que certaines tapent un peu sur les nerfs à force de tourner en boucle. Pour les bruitages, c'est du tout bon également, si ce n'est que le son qui vous avertit que votre vie est faible est assez pénible à la longue. Cette version 3DS étant classée dans la catégorie Console Virtuelle, vous avez à votre disposition (en plus des sauvegardes du jeu) des célèbres points de restauration, ce qui vous permet de sauvegarder à tout moment. Pratique si un passage ou un boss vous parait trop ardu, pour éviter de recommencer au début du donjon en cas de perte. Les puristes crieront au scandale, les autres apprécieront.

Les + / Les -
  • De beaux graphismes pour de la Game Boy Color
  • Le retour des boss des épisodes originaux bien maîtrisé
  • Jolies musiques
  • Jouabilité très bonne...
  • Pic de difficulté élevé vers la fin
  • Quelques musiques et bruitages assez énervants
  • La disparition des bouteilles, remplacées par une unique potion pas facile à obtenir
  • ... mais les limitations de la Game Boy obligent à des allers/retours fréquents dans le menu
Evaluation
4 Graphismes
4 Bande son
4 Jouabilité
4 Durée de vie
3 Scénario
En résumé

Oracle of Seasons est un excellent jeu qui reste tout à fait appréciable même 16 ans après sa sortie, et pour le prix dérisoire pour lequel il peut être obtenu sur l'eShop de la 3DS, vous auriez tort de vous en priver si vous ne l'avez pas encore fait et que vous êtes un peu curieux !

4 /5 0
Portrait de Aru
A propos de Aru

J'ai accroché aux jeux vidéo depuis mes 6 ans lorsque j'ai reçu une Megadrive japonaise pour Noël et depuis cette passion ne m'a plus quitté. Devenu adulte et entré dans le monde du travail, j'ai maintenant les moyens pour vivre cette passion à fond. Mon truc c'est de finir le plus de jeux possible (finir = voir la fin, pas atteindre les 100%) ! Je touche à plusieurs genres, du RPG au Visual Novel en passant par les FPS et les jeux de plate-forme. Je ne suis attiré que par les jeux solos :)

Commentaires

Portrait de Edouard

Un jeu avec pas mal de qualités, mais je ne l'ai jamais terminé, il y a toujours un moment où je décroche. Je préfère nettement Link's Awakening.

Portrait de cleeem

J'ai bien aimé ce jeu à l'époque. Il me semble que je l'ai fait en 2005, quelques années après sa sortie de 2001.
J'ai été juste un tout petit peu frustré de pas faire la connexion avec Oracle of Ages pour avoir la fin complète du jeu.

Pour ce qui est de la faute de gamedesign sur un boss dont tu parles Aru, ce n'est pas la première fois qu'un boss demande un objet particulier qui peut te manquer (genre la baguette de glace absolument pas obligatoire en dehors d'un boss + un flacon de magie pour la tortue du dernier donjon dans Zelda3 de la Snes). Au moins, on a souvent la possibilité de s'échapper avec un objet qui téléporte au début de niveau...

Portrait de Tylano

Je l'ai terminé à l'époque et le plaisir de jeu est indéniable! Il fait partie des jeux à avoir sur cette bécane!!!

Portrait de Lionheart

Pour ma part j'ai joué au jeu alors qu'il était tout récent, sur ma petite game boy color

Et oui dans les 3 épisodes game boy, les échangent ne sont pas obligatoire pour finir le jeu, mais hyper intéressant. Et de toute façon en général dans les bons jeux japonais il y a cette règle : si c'est chiant à faire et secondaire, c'est que la récompense en vaut la peine XD

Fun fact pour l'épée niveau 2 dans seasons : l'échange permet juste de savoir comment se rendre à l'emplacement de l'épée. Du coup, quand on refait une partie, si on a noté le passage sur un petit carnet (et oui j'avais un petit carnet plein de notes dans ce genre quand j'étais gosse), on a suivre les indications sans avoir à faire le moindre échange

Portrait de Aru

Les anneaux à part celui de la récupération de coeurs, je les utilisais pas trop (les autres que j'avais n'étaient pas intéressants). Pour l'épée, je n'ai pas fait la quête du troc donc même si je savais qu'il y avait une épée niveau 2, je n'ai su qu'après avoir fini le jeu (en regardant sur le net) que c'était cette quête qui permettait de l'avoir. Je hais les fetch quests dans les Zelda en général, donc je suis resté avec l'épée niveau 1. J'ai géré avec les sauvegardes en mettant une au début de chaque boss comme ça je n'avais pas à me retaper tout le donjon. Jamais en plein milieu d'un boss, c'est un de mes principes !
Je n'utilisais une soluce que pour me débloquer, s'il faut jouer avec en permanence j'aime pas trop.

Portrait de Lionheart

J'ai adoré les oracles sur game boy, bien plus que link' awakening, qui avait des textes presque aussi invasif que ceux de Castlevania 2.

Petit point que j'ajouterai par rapport au test, c'est que Seasons est bien plus orienté action que ages. Les passage 2D sont plus nombreux, et les enigme sont plus simples.

Je ne suis par contre pas trop d'accord pour la difficulté. L'épée niveau 2 s'acquiert facilement, et les puissants anneaux ont tendance à bien ammortir l'augmentation de la difficulté.

Portrait de Lionheart

J'ai adoré les oracles sur game boy, bien plus que link' awakening, qui avait des textes presque aussi invasif que ceux de Castlevania 2.

Petit point que j'ajouterai par rapport au test, c'est que Seasons est bien plus orienté action que ages. Les passage 2D sont plus nombreux, et les enigme sont plus simples.

Je ne suis par contre pas trop d'accord pour la difficulté. L'épée niveau 2 s'acquiert facilement, et les puissants anneaux ont tendance à bien ammortir l'augmentation de la difficulté.

Portrait de lifeless

En effet, c'est un très bon opus! J'ai beaucoup aimé joué à ces deux jeux-là. (J'avoue avoir dû utiliser une solution par moments parce que j'avais raté les indices XD)

Je me souviens avoir été fascinée par les images des scènes au début et à la fin du jeu.