Brume

Ys IX: Monstrum Nox - Le dernier de la "quadriologie" ?

Genre: 
Année de sortie: 
2021
Éditeur / Développeur: 
Plateforme: 
Par - publié le 17 Juillet 2021 à 16h59
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Initialement sorti en septembre 2019 au Japon sur PS4, Ys IX: Monstrum Nox est enfin arrivé dans nos contrées en 2021 (le 6 février sur PS4, le 6 juillet sur PC et Switch) ! Après un épisode VIII fortement acclamé par la critique et les fans, malgré le succès modeste de la série, Falcom est-il capable de faire mieux ?

Un an environ après les événements de Ys SEVEN à Altago (et trois ans après la fin de Ys VIII), notre héros Adol et son partenaire historique Dogi se rendent dans la ville de Balduq (à Gllia, une version alternative de la France que l'on peut deviner par son nom qui est dérivé de Gallia, le nom latin de la Gaule). Une fois n'est pas coutume, Adol et Dogi ne sont pas victimes d'un naufrage ! Ce n'est cependant pas pour cela que leur arrivée à Balduq se fera sous le signe de la tranquillé puisqu'Adol est immédiatement arrêté pour des raisons diverses. Il se retrouve en prison et voit son destin à nouveau bouleversé par divers événements. Le jeu n'hésite pas à se moquer des clichés de la série par ci par là (comme le fait qu'Adol ne conserve rien de ses précédentes aventures ou qu'il fait souvent naufrage). C'est peut-être mineur mais c'est une touche agréable quand on est fan de la série ! Que les nouveaux venus ne s'inquiètent pas : Ys conserve son statut de série qui peut s'apprécier qu'importe l'épisode par lequel vous désirez commencer. Il y a quelques références pour les mordus de la saga, mais globalement cet épisode est indépendant scénaristiquement !

Ys IX continue sur la lignée des Action-RPG en équipe de trois, instauré avec l'épisode SEVEN (disponible sur PC et PSP) il y a déjà pas mal d'années, puis repris et amélioré par Memories of Celceta (PS Vita, PS4, PC) et Ys VIII Lacrimosa of Dana (PC, PS4, Switch, PS Vita). On retrouve donc le système de changement de personnage à la volée, avec un côté pierre/feuille/ciseaux d'affinités contre les ennemis, la garde flash, l'esquive flash. Cet épisode IX transpose également la structure du précédent, mais dans le contexte d'une grande ville plutôt qu'une île déserte. Et je dois dire que la cité de Balduq est très bien construite, avec des secrets à dénicher partout et surtout un système de parkour bien fun ! Le level design de cet opus est clairement parmi les meilleurs de la saga. Différentes capacités sont mises à profit : marcher sur les murs, planer, se téléporter... Tout ceci vous aidera à farfouiller la ville et les donjons à la recherche de bonus souvent intéressants. La structure du jeu devient finalement assez proche de celle de Tokyo Xanadu, un autre titre Falcom.

Du côté du scénario, si le volet précédent montrait déjà une grande avancée sur ce niveau par rapport aux épisodes plus anciens, on continue sur la même lancée : les personnages sont variés, mémorables et intéressants, qu'ils soient jouables ou non. Le scénario démarre beaucoup plus vite que celui de Lacrimosa of Dana, et le rythme général de l'aventure est plus soutenu. J'y accroché dès le départ, contrairement à l'épisode précédent qui était un peu poussif au démarrage. De nombreux rebondissements sont au programme et la fin de chaque chapitre offre une perspective légèrement différente, un peu comme les passages avec Dana, pour ceux qui ont fait Ys VIII. Difficile d'en dire davantage sans spoiler.

Ce volet corrige aussi quelques aspects (voire défauts), d'importance variable, de Lacrimosa of Dana en plus du rythme de départ : il n'y a qu'une seule fin, donc pas besoin de recommencer tout le jeu si vous n'aviez pas les conditions requises ; on peut sauvegarder et reprendre n'importe où hors combat, en plus des sauvegardes automatiques ; la profusion de points de téléportation qui fait qu'on ne perd jamais de temps à changer de lieu. En plus de cela, on peut racheter les objets qu'on aurait pas obtenu à cause de la non réalisation d'une quête annexe et le jeu nous prévient de tout point de "non retour". Un autre aspect très appréciable du jeu est qu'il respecte totalement le joueur en évitant de lui faire perdre son temps : tout ce qu'il faut est indiqué sur la carte, les quêtes sont rapides à faire et variées, pas d'aller/retour inutile, difficulté modifiable à la volée... Franchement, quel plaisir ! Je ne me suis jamais ennuyé car il y a beaucoup de choses à faire. Ceux qui préfèrent tout chercher eux-mêmes seront peut-être moins satisfaits, mais au moins le jeu est moderne sur ces aspects.

Graphiquement, les jeux Falcom n'ont jamais été à la pointe et cet opus ne déroge pas à la règle. Falcom maitrîse le gameplay, mais a bien deux générations de retard graphiquement. Les textures sont grossières et on constate quelques soucis de clipping mais cette version PC portée par les soins de PH3 est aux petits oignons. Elle tourne à merveille sur ma configuration (voir plus bas), avec des temps de chargement minimes. Difficile de me prononcer sur les versions consoles que je n'ai pu tester. Si la ville de Balduq est plutôt terne et offre moins de variété que l'île de Seiren, on oublie vite ces détails tant le jeu est prenant. Musicalement, Falcom reste dans l'excellence à son habitude, même si leur style ne surprendra plus les habitués. Les doublages anglais sont réussis et les doublages japonais sont présents pour ceux qui préfèrent cette option. A noter que le jeu est disponible en sous-titré français, mais j'ai opté pour les sous-titres anglais pour ma part. La durée de vie tourne autour des 45 heures pour faire quasiment tout ce que le jeu a à offrir, ce qui est largement suffisant à mon sens. Un titre à recommandé à tous les fans d'Action RPG !

 

 

 

Configuration de test : AMD Ryzen 5 3600, RTX 3070, 16 Go RAM DDR4, SSD SATA6

Conditions de test : voix + textes en anglais, difficulté Difficile tout le long

Les + / Les -
  • Le level design au poil
  • Du fun à l'état pur
  • Respect du temps du joueur
  • Scénario et personnages intéressants
  • Belles musiques pour nos oreilles
  • Couleurs ternes
  • Techniquement dépassé
  • Pas beaucoup d'environnements extérieurs
En résumé

A mon sens, Ys IX: Monstrum Nox est le meilleur volet de la série. Bien que sur certains points d'autres épisodes fassent un peu mieux (Felghana a un gameplay plus exigeant et des boss redoutables même en Normal), globalement tout y est ! Falcom semble avoir atteint l'apogée de sa formule instaurée avec l'épisode 7 et on ne demande qu'à voir ce qui nous attend pour la suite. Grosse recommandation pour ce titre qui est aussi dans mes favoris de l'année.

4 /5 0
Portrait de Aru
A propos de Aru

J'ai accroché aux jeux vidéo depuis mes 6 ans lorsque j'ai reçu une Megadrive japonaise pour Noël et depuis cette passion ne m'a plus quitté. Devenu adulte et entré dans le monde du travail, j'ai maintenant les moyens pour vivre cette passion à fond. Mon truc c'est de finir le plus de jeux possible (finir = voir la fin, pas atteindre les 100%) ! Je touche à plusieurs genres, du RPG au Visual Novel en passant par les FPS et les jeux de plate-forme. Je ne suis attiré que par les jeux solos :)

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Commentaires

Portrait de Aru

Profite bien

Les dernières interviews de Falcom laissent présager que Ys X sera le prochain et qu'il apportera quelque chose de nouveau.
Il y a donc des chances qu'ils revoient la formule. Ca sera pas avant 2024 pour nous, je pense...

Le 9 est le premier que je prends day 1. J'attends le 10 avec impatience en tout cas, quel que soit les changements.
Mais je voudrais bien aussi un remake du 5, c'est le seul qui manque dans ma collection digitale !

A noter que ça sera les 35 ans de Ys en 2022 et qu'ils ont prévu de fêter ça.

Portrait de DooKie

Pas encore joué !
Mais ça va bientôt être le cas
Merci pour ce test qui confirme que je dois pas le louper !

Portrait de Aru

A noter qu'une démo est disponible sur PSN, eShop et Steam pour se faire un avis.

Portrait de Aru

Franchement le mode Difficile a tout d'un mode normal, j'ai galéré qu'à quelques endroits et comme d'habitude je me suis forcé à ne pas utiliser d'objets car cela rend le jeu trivial. J'aurais pu opter pour une difficulté supérieure, mais je trouvais que c'était un bon compromis comme ça.
Je me suis amusé de fou sur ce jeu, au point de le finir en une dizaine de jours pour quasi 50h de jeu !

Ondine, Dookie, après avoir aimé Ys 8, vous avez craqué pour celui là ?