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Vampire the Masquerade Bloodlines

 
PC

Vampire the Masquerade Bloodlines

Editeur

Activision

Développeur

Troika game

Japon 16/11/2004
Japon 19/11/2004
 
Vampire the Masquerade Bloodlines
Test réalisé par
2 commentaires
Los Angeles, une ville très touristique le jour mais mieux vaut éviter d’y traîner la nuit. Prostitution, alcool et drogues sont omniprésents mais pas autant que… Les vampires. Et si, pour changer, vous étiez le prédateur et non la proie ? La vie de vampires est tout aussi difficile que celle des humains, alors ne perdez pas votre temps à pleurnicher et mettez-vous à la recherche de vampires indiscrets pour leur apprendre à respecter la Masquerade !

Mise en situation

Vampire the Masquerade Bloodlines (que je vais citer VTMB à partir de maintenant) est un jeu de rôles proche des jeux de plateau. Au commencement du jeu, on peut choisir de créer son personnage en répondant à un lot de questions pour déterminer le clan qui vous conviendra le mieux, ou simplement en choisissant les caractéristiques de départ par soi-même (à noter que la race influe uniquement sur les aptitudes de vampire, j’y reviendrai plus tard). La fiche de perso est simple, les caractéristiques sont triées par catégorie, à savoir celles qui influent sur le combat, sur les interactions ou sur les compétences cognitives du perso. Il peut y avoir 5 points maximum par caractéristique pour augmenter ses aptitudes ; celles-ci coûtent des points d’expérience plus ou moins importants en fonction du niveau d’amélioration. Les points d’xp se gagnent en accomplissant des étapes de quêtes, plus la tâche est importante, plus le revenu d’xp sera généreux. Terminer une quête apporte beaucoup de points (surtout si on accumule les points gagnés au cours de l’avancée de la quête), il faut donc se mettre au service des vampires qui régissent les quartiers de Los Angeles (à savoir Santa Monica, L.A. Downtown, Chinatown et Hollywood). La progression est donc constante (puisqu’on peut dépenser les points d’expérience quand on veut) et garde une allure correcte, les quêtes ne manquant que si on néglige un peu trop la quête principale.

Comme un jeu de rôles l’exige, il faudra faire des choix. A chaque fois que vous devrez parler à quelqu’un, vous aurez au moins accès à deux réponses minimum (trois le plus souvent) parmi lesquelles vous pourrez aller dans le sens du pnj, lui faire une petite blague, le menacer, l’insulter ou même râler sur votre condition de vampire-à-tout-faire. Le jeu ressemble beaucoup à un Elder scroll ou un Fall out next gen avec la possibilité de jouer à la première personne et à la troisième (à noter qu’on ne peut pas se battre au corps à corps tout en gardant la première personne, par contre, on peut utiliser les armes à feu en fps… sûrement un clin d’œil à Call of Duty, n’est-ce pas Activision ?).

Tout comme un Deus ex, la manière dont on gère les missions aura souvent des répercussions sur les événements futurs. Tuer des malfrats ou des gardes de sécurité pendant une mission n’affectera pas votre personnage (si ce n’est en blessures superficielles) mais si on vous demande de voler un objet sans tuer un seul garde, et bien rien ne vous interdit de foncer dans le tas si vous manquez de patience ; attendez-vous juste à vous faire tirer les oreilles par votre commanditaire, grande brute !

 

Au niveau du scénario

Je ne peux pas en dire trop tant les éléments sont liés, et je risque fort de spoiler ceux qui seraient curieux de jouer à VTMB. Pour faire au plus simple, il s’agit de problèmes politiques qui tournent autour de la Masquerade. La mascarade est une sorte de loi, semblable aux 10 commandements, qui vise à garder les vampires dans l’ombre de la société. Les références bibliques sont nombreuses ; d’ailleurs, d’après la légende, le vampire original ne serait autre que Caïn, le frère d’Abel et fils d’Adam (et également responsable du premier fratricide). Tout vampire qui s’adonnera à dévoiler leur existence aux mortels sera puni de mort, comme s’il s’agissait d’une sanction divine. En tant que jeune vampire, vous avez droit à 5 manquements à la mascarade. Il faut donc éviter de se faire voir en train d’utiliser un pouvoir surnaturel, en train de mordre un innocent ou en décidant de choisir une option lors d’une quête qui mettrait les valeurs de la Masquerade en péril. Certaines quêtes peuvent échouer et le seul moyen de les rattraper est de charger une sauvegarde plus vieille. Faites donc bien attention à ce que vous faites et qui vous choisissez de côtoyer.

 

Au niveau du gameplay

Je le trouve assez fluide, comme si on jouait à Hitman mais avec des pouvoirs occultes en plus. La barre de sang se vide vite mais on trouve facilement des rats ou une pauvre inconsciente dans une ruelle sombre pour la remplir, sachant que cette barre ne se vide pas seule mais uniquement à chaque utilisation d’un pouvoir ; la barre de vie se régénère assez lentement mais cela force le joueur à se cacher pendant 2 minutes après s’être pris deux chargeurs pleins dans la tronche, ça tient plutôt du réalisme pour un vampire et ça rajoute du challenge. On peut aussi se régénérer en se nourrissant sur les humains ou les rats, tout dépend de votre cas de figure et, bien sûr, de vos goûts.

Concernant le combat en lui-même, il suffit d’observer l’environnement pour élaborer des pièges ou bien de faire front avec différents types d’arme, les armes à lame étant plus utiles contre les vampires. Les armes à feu ne sont pas en reste puisqu’il y a différent types de révolver, différents types de pistolet, et tout un tas de fusils de chasse et d’armes d’assaut.  Les armes à feu peuvent s’utiliser aussi bien à la première personne qu’à la troisième mais la présence de couloirs rendra la vue fps indispensable à cause de la camera. En effet, j’ai pu noter quelques passages où la caméra s’affole mais rien de grave, celle-ci étant programmée pour se mettre à la hauteur du personnage si elle se retrouve coincée contre un mur, comme pour vous inciter à passer la première personne. Problème quasi résolu si la plupart des surfaces n’étaient pas aussi irrégulières, la caméra se rabaissant parfois sans prévenir et désorientant le joueur par instant. Ceci étant dit, le problème dépend du contexte et peut être évité. Il y a aussi une jauge d’humanité qui se vide si on tue des innocents dans la ville (à noter qu’on peut se nourrir sur eux sans les tuer), plus notre humanité est basse, plus le fait de perdre le contrôle lorsque la barre de sang est vide devient grand ; le vampire devient frénétique et se ruera sur la première victime venue pour le vider de son sang. C’est pratique au milieu de malfrats mais beaucoup moins dans la rue. L’humanité peut s’augmenter avec des points d’xp, au cas où vous seriez à deux doigts de devenir une bête sauvage et de vous faire abattre par les chasseurs de vampire ou par les vôtres pour protéger la Masquerade.

Pour parler des clans, chacun possède son petit plus : les Gangrels semblent être un bon clan si on prévoit de souvent obtenir ce qu’on veut par la force, tandis que les Toréadors usent plutôt de leurs charmes. Il y en a vraiment pour tous les goûts, un peu comme les races des Elder scroll. Je déplore seulement une touche de personnalisation du skin ; il n’y a que deux modèles de skin (homme et femme) par clan, et ceux-ci ne sont pas personnalisables, dommage. Les clans, outre le design et les bonus, ont aussi des pouvoirs vampiriques qui leurs sont propres, pouvoirs qui évoluent également avec de l’xp et qui débouchent sur des variantes, un peu comme une évolution de Pokémon mais dont on garderait le Pokémon de base. En bref, on peut passer beaucoup de temps à découvrir les compétences vampiriques.

 

Côté musique, c’est parfait.

Enfin pas parfait comme irréprochable mais plutôt comme « ça met dans l’ambiance poto ». Quand on est dans la rue, on a un fond musical très faible ressemblant à de la musique d’enquête, l’extérieur est donc plus porté sur les bruitages de la ville qui sont rarement anodins. Dans les bars / boites, on a droit à du heavy metal bien lourd, du metal gothique ou de la Dark pop (pour les curieux, les groupes sont entre autres Ministry, Daniel Ash, Genitorturers, Tiamat, Darling Violetta…). Tout ceci colle plutôt bien avec l’univers noir et glauque où les mecs portent des masques en latex intégral et les filles se trimbalent en brassière (et en string). Pour le coup, on a droit à de vraies chansons et je dois dire qu’une fois le stéréotype de la communauté gothique dépassé, on finit par se laisser sombrer dans l’univers ; et dans le fond, c’est tout ce qui compte non ?

Avant de m’attaquer aux mauvais côtés, je souhaite parler d’un élément qui me plonge dans la perplexité. En parlant de l’univers musical, j’ai cherché à démontrer que la musique correspond à l’univers, ce qui est plutôt une bonne chose mais l’univers des vampires étant déjà sanglant, était-il nécessaire de pousser la débauche à son paroxysme en rendant la population exhibitionniste, sadomaso, nécrophile ou amatrice de lentilles de couleur ? Non pas que je ne sois pas familier avec les œuvres du romantisme noir mais là, même en étant majeur on éprouverait de la gêne de présenter un lets play à nos parents (surtout si ils ont des préjugés sur les jeux vidéo, la musique metal ou le monde de la nuit). Je ne pense pas que cela constitue un problème en soit mais soyez sûr d’être préparé avant de vous lancer. Par contre, si, comme moi, vous êtes un déviant de la pire espèce qui cherche le frisson dans l’immersion, vous allez être servi par les scènes d’horreur fichtrement bien construites. Pewdiepie n’a qu’à bien se tenir.

 

Parlons un peu négatif (il le faut bien)

Le premier véritable problème que je relève vient du fait que certaines enquêtes se bloquent si on ne trouve pas un petit item ou si on ne parle pas à un pnj à un moment précis. On se retrouve souvent à tourner en rond pour pas grand-chose mais on apprend vite à chercher partout (on peut augmenter sa perception pour faire l’enquêteur parfait) mais ceci révèle un autre problème que la difficulté, il faut réfléchir énormément pour trouver des codes, se souvenir d’éléments et comprendre le fonctionnement d’un boss (sans parler de la réactivité dans les combats). Tout ceci en fait un jeu très peu accessible, déjà par son univers ultra sombre, mais aussi par sa difficulté. Si beaucoup de gens finissent boulotés dans ce jeu, ce n’est pas pour autant qu’on vous mâchera le travail.

Deuxièmement, la durée de vie reste encore trop courte. Certes, on est habitué à ce genre de problème chez Activision (qui nous sort des Call of Duty aux campagnes de plus en plus courtes) mais dans le cas de ce jeu, il n’y a pas de mode multi-player ; quand on finit le jeu, on a droit à un générique qui doit bien durer 10 minutes montre en main et qui ne peut pas être abrégé. Le seul petit côté sympa, c’est que la cinématique de fin est différente en fonction des actions que l’on mène. J’en ai compté 3 différentes mais cela ne m’étonnerait guère qu’il y en ai une ou deux de plus. Une fois le générique terminé, retour à l’écran titre ou on se retrouve face à deux choix : faire une nouvelle partie, ou charger une sauvegarde plus récente afin de se farcir le boss final en boucle. C’est là qu’on prend conscience de l’entourloupe. Je sais que je suis souvent du genre à râler sur la durée de vie des jeux mais ici, le jeu devient très répétitif si on souhaite l’explorer à 100 % puisque la seule option qu’il nous reste pour faire les quêtes qu’il nous manque est de recommencer une partie. Franchement, les différentes classes sont toutes uniques mais l’histoire ne change quasiment en rien (bien que certains liens sociaux risquent de changer en fonction du sexe du personnage ou de la quantité de points de charisme, manipulation ou apparence dans la fiche de perso). On pourrait penser que la durée de vie du jeu s’est basée sur la difficulté ; comme si il fallait des semaines pour résoudre des énigmes. Quoi qu’il en soit, malgré le fait de souvent tourner en rond, on arrive vite à la fin du jeu et même si les boss de fin sont plutôt balèzes, si on prend le temps de s’équiper, il ne sont pas plus durs que dans d’autres jeux. En réalité, seul le Shérif (garde du corps du « président des vampires ») rend la sauvegarde rapide indispensable. Ceci dit, cela ne m’a pas empêché de sentir une petite gêne à mon fondement en voyant cette fin de jeu un peu trop prématurée à mon goût (sûrement par manque de jeu post ending, comme si le monde s’arrêtait là). Au final, qu’on choisisse de se battre pour les Anarchs ou la Camarilla, on ne profitera jamais du monde qu’on a aidé à façonner. C’est vraiment dommage.

 

Pour conclure

On peut dire que ce jeu est comme un vieux vin ; graphiquement il prend un peu d’âge (même si je trouve les personnages plus beaux que dans Fall out 3)  et ne pourra donc être apprécié que par les joueurs de jeux vidéo matures et expérimentés ou les rôlistes chevronnés qui se donneront un malin plaisir à incarner divers personnages, allant du tueur silencieux à l’arrogant sexy, ou bien du voleur diplomate au gros barbare sauvage qui a de la chance que personne ne remarque les tripes sur sa veste. La durée de vie assez brève ne propose pas d’autre alternative si on ne veut pas ranger le jeu au placard ; il faut attendre de vivre une nuit sans fin qui se répète sans arrêt. Pour faire simple, VTMB c’est un peu comme avoir un ticket dans le parc d’attraction des enfers.
« Welcome to the jungle, we got fun and game ! »

Points forts / Points faibles

Points forts : 
L'ambiance,
La musique,
Être un vampire badass en devenir,
La jouabilité,
Le scénario.
Points faibles : 
La logique des éléments déclencheurs,
L'intelligence de certaines IA,
La difficulté entre les missions passe d'un coup de facile à difficile,
La vulgarité un peu trop extrême.

Diaporama

Les notes

Graphismes

16
Je trouve que le moteur est bien exploité. Outre les doublages de qualité, les PNJs semblent vraiment vivants. L'animation est fluide et les décors sont très corrects pour un jeu de 2004.

Jouabilité

14
La souris est indispensable. Il y a beaucoup de commandes donc il est préférable de configurer le clavier avant de se lancer dans l'action. Il y a assez peu de problèmes concernant l’enchaînement des mouvements.

Durée de vie

12
On reste sur sa faim, c'est vraiment frustrant de ne pas profiter librement de sa victoire, même si c'est juste pour flâner dans la ville et y mordre quelques gorges...

Musique et son

18
Des groupes qui enregistrent pour un jeu, que demander de plus ? La bande est de qualité, il n'y a rien de mieux dans ce jeu.

Scénario

16
Je n'en dirais pas plus dessus mais il est bien adapté en fonction des choix du joueurs. Les répercussions sont visibles sur la fin du jeu mais ça donne un aperçu intéressant si on veut voir l'histoire sous un autre angle.

Note globale

15
20 0
Voilà un bon jeu que je recommande aux amateurs de jeux de rôle. On peut le voir comme une suite au premier opus, Vampire the Masquerade, qui se passe au Moyen-Âge. Quoi qu'il en soit, que l'on découvre ou que l'on connaisse, on passera de bons moments si on aime les films d'horreurs et qu'on a soif de sang.

Commentaires

Portrait de Lionheart

15/03/2017 à 0h23
Lionheart

Un test complet, comme toujours! tu me fais penser que je devrais enfin finir le mien... Pauvre Brunhild, elle aura de la lecture... XD

Quant au jeu, je n'y ai jamais joué, mais j'en ai vu plein de vidéos. Je suis fan de jeux de rôle, mais celui là ne m'a jamais attiré tant que ça... Dur de dire exactement pourquoi.

Oh, et Fallout, si tu fais référence à la license d'Interplay maintenant détenue par Bethesda, c'est en un mot!

Portrait de Brunhild

17/03/2017 à 17h32
Brunhild

Oh ça me dérange pas d'avoir de la lecture Le plus embêtant c'est quand je dois faire la mise en page (hein Hawk ) ou quand l'auteur ne met aucun accent.

En fait je trouve ça très bien de les corriger, ça "m'oblige" à tous les lire, et comme ils sont très intéressants ben je me cultive.

On a de très bons rédacteurs sur SP, c'est très agréable !

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