Test de Magical Starsign

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Par - publié le 13 Novembre 2012 à 00h32
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Attachez vos ceintures, montez dans votre fusée, et c'est parti pour la galaxie Magical Starsign !

De gauche à droite : Chai la salamendre, Mokka le Robot, L'héroïne et le héros à choisir, Sorbet en bleu, pico qui tire une drôle de tronche et Lassi la lapine.

Magical Starsign est l'un des tous premiers RPG sortis sur la Nintendo DS (du moins pour les Européens), sorti en France le 09 février 2007, aux US le 23 octobre 2006, et développé par le studio Brownie Brown, studio d'anciens de chez Squaresoft et à l'origine de Sword of Mana ou Children of Mana, pour ne citer que ceux-là. 
On note également que le jeu est la suite d'un RPG nommé Magical Vacation, sorti sur GBA, mais pas édité en du Japon. 
Maintenant que les présentations sont faites, passons au contenu.

 

La première action demandée au joueur sera de choisir son étoile : celle du jour, permettant de jeter des sorts de guérison, ou la perfide étoile de la nuit qui vole des PV aux ennemis (texto dans le jeu). Petit conseil avisé : le jeu est plus facile quand on choisit le jour que lorsqu'on choisit la nuit (parce qu'on a un soigneur en plus.)

Ensuite on demande au joueur de choisir son avatar féminin ou masculin. Enfin on nomme le personnage, on a un aperçu de l'équipe (avec possibilité de renommer chacun des personnages), et c'est parti !

Le jeu démarre dans une salle de classe, dans laquelle nos héros ainsi que d'autres pnj (personnages non joueurs) attendent leur professeur, Mlle Madeleine, encore en retard. Puis on enchaîne sur une présentation des membres de l'équipe, après quoi une scène nous informe que Mlle Madeleine doit partir sur la planète du vent, Puffoon, pour y arrêter un sorcier maléfique nommé Chu Krout. Et nous voici propulsé sans plus attendre pour un tutoriel à la découverte du système de jeu.

Le gameplay, gros point fort du jeu

L'écran de combat

Première chose : le jeu est intégralement jouable au stylet. On peut se servir des boutons pour déplacer sa bande (à, à, à la queue leu leu...) de personnages sur l'écran, ou pour parler aux gens (bouton L), mais le reste se fait au stylet. On regrettera le fait que les sprites soient assez petits, mais c'est du détail.
Le système de combat est assez simple et se fait au tour par tour, mais néanmoins bien élaboré ; les actions possibles sont : utiliser un sort, utiliser une attaque physique, un objet, position de défense, déplacer son personnage sur les rangs, recommencer, ou fuir.

Pour les sorts : chaque personnage est affilié à un élément, appelé aussi signe astrologique. Ces éléments sont liés à des planètes gravitant autour du soleil : la planète du feu, du bois, du vent, de la terre et de l'eau. Il y a également l'élément du jour et de la nuit, lié à l'(in)activité du soleil. Jour et nuit sont antagonistes, quand aux autres : le feu bat le bois, qui est plus fort que le vent, qui bat la terre, qui poutre l'eau, qui bat le feu. On peut à tout moment (en combat et en exploration) afficher une carte de ces rapports astrologiques sur l'écran du haut, ainsi que le statut des personnages.

Cette carte montre également la position des planètes autour du soleil, ainsi que 5 « zones de rayonnement » une rouge pour le feu, verte pour le bois, jaune pour le vent, marron pour la terre et bleue pour l'eau. Quand une planète entre dans la zone qui lui correspond, elle décuple les forces du personnage utilisant cet élément : il inflige le double de dégâts et prend la moitié de ceux qu'on lui inflige. Ca marche aussi pour la lumière et les ténèbres, en fonction du soleil allumé/éteint. Et c'est valable pour les ennemis ! Eux aussi sont affiliés à un des 7 éléments. Il faut donc faire très attention à la position des planètes et à l'activité ou non du soleil, lorsqu'on entame un combat, au risque de se voir massacré en deux tours (par exemple, il arrive fréquemment que quand son personnage du jour se prend une attaque de nuit par un monstre quand le soleil est inactif, le perso se retrouve KO en un coup... Et inversement.)

 

 

Enfin, quand on touche le personnage au bon moment lorsqu'il jette un sort, il se met à rayonner et... casse la baraque. A noter que chaque personnage apprend 5 sorts + 1 au choix de type non élémental (qui permet de bouger les planètes pour mieux les aligner, d'envoyer un ennemi sur orbite, de jouer à la baballe etc.).
Certains sorts sont disponibles sur l'écran d'exploration à côté du Navigateur Magique (une icône de DS.) et servent uniquement à interagir avec le terrain et à débloquer certaines énigmes.

Les personnages et ennemis peuvent également utiliser des attaques physiques. Certains ennemis sont en effet insensibles ou presque à vos sorts, il faut donc les tatanner à coup de chaussures, claques et autres coups de poings bien sentis. Là encore, quand on touche le personnage au bon moment il inflige un coup critique, quand on le touche au bon moment lorsqu'il se prend une torgnole, il se met en défense et reçoit moins de dégâts. Chaque personnage dispose d'une et une seule attaque physique. Et oui, mais c'est le jeu ma pauvre Lucette.

Enfin, les sorts et attaques physiques sont aussi grandement influencés par les rangs.
Vos personnages (et les ennemis) sont répartis sur deux rangs : celui de devant et celui de derrière, en combat. On peut mettre 4 persos sur un rang, sachant qu'on en a 6 dans l'équipe, y a toujours au moins deux frustrés.
Le rang de devant : les sorts ne touchent qu'une seule cible, et les personnages peuvent utiliser (et se prendre) des attaques physiques.
Le rand de derrière : accessible seulement avec des sorts, les alliés placés derrière touchent plusieurs, voire toutes les cibles (en infligeant un peu moins de dégâts à chacune que si on les touchait individuellement), mais ne peuvent pas faire d'attaque physique.

Il faut donc bien placer ses personnages en fonction des ennemis qu'on a en face de soi. Il peut par exemple être judicieux de placer derrière un personnage phobique de l'élément de la planète sur laquelle vous vous baladez pour éviter que les ennemis qui utilisent l'élément en question ne vous poutrent votre perso à chaque combat en un tour. Bref, vive la stratégie !

Une fois le tutoriel placé et tout le système expliqué, votre professeur adoré disparaît, jusqu'à-ce qu'un beau jour, vous décidiez d'aller le sauver, et voilà le scénario qui démarre vraiment.

 

Un personnage touché au bon moment... Et quelques personnages-oeuf (cf quêtes secondaires).
L'alignement des planètes... ici l'eau le feu et le bois sont dans leurs zones de rayonnements, les zones sont mises en surbrillance et un symbole brille à côté du statut sur l'écran du haut.
 

 

Le scénario, très gros point fort du jeu

Voici le Grand Méchant du jeu : Chu Krout. Ca change des classieux guerriers gothiques cheveux-long + épées.

Vous réussissez donc à quitter votre planète de planqués (Kovomaka, indiquée sur aucune carte) pour aller sauver votre professeur, mettre une trempe au vilain Chu Krout et à sa coupe improbable (il a une choucroute sur la tête, comme son nom l'indique) et à ses potes, et au passage sauver la galaxie, RPG oblige.

Manque de pot vos fusées monoplaces ont quelques ratés et vous voilà dispersés aux 4 coins de la galaxie...
Il vous faudra donc trouver une fusée qui n'en fasse pas qu'à sa carlingue (les fusées ont-elles des têtes?), visiter chaque planète pour récupérer vos copains, porter plainte pour l'enlèvement de Mlle Madeleine au QG de la police sidérale lors d'une scène mémorable (sans oublier d'indiquer votre nombre de doigts de pied dans le formulaire s'il vous plaît), affronter des pirates et revisiter ces mondes pour finir votre boulot de sauveur, sans oublier de ramasser quelques sucreries.
Chaque planète accueille 2 ou 3 civilisations typiques, qui vont des taupes à pics aux noms de fromages, aux robots aux noms de cafés en passant par les jarres au nom de terres. A noter que les principaux méchants ont des noms de plats traditionnels régionaux.
La partie exploration se fait sur l'écran du bas, l'écran du haut servant à afficher la carte des lieux entre autres trucs utiles (cf plus haut), sauf lors de passages importants où les décors s'étalent sur les 2 écrans.

Vous serez aidé dans cette quête par des personnages assez improbables et parfois surgis de nulle part, tel que l'inspecteur Magret, Bâtonadamus le bâton devin, Pizza le téléportier, Baba Orome...

Moustillon avant l'heure... Pardon, voici Tartiflette, du peuple des Loutres.

Vous l'aurez compris, au premier abord, ce scénario peut paraître simple voire enfantin, effet réhaussé par des graphismes hauts en couleurs et très soignés, avec une très grosse dose d'humour et d'absurde, dans les situations, les noms, les dialogues parfois hilarants, servis par une traduction d'une grande qualité et des musiques très expressives. Un p'tit exemple : l'une des siqs de combat. Au premier abord.
Quand on regarde le jeu en double lecture, au second degré, et dans les petits détails placés ça et là, on se rend compte qu'il traite en fait de sujets graves : la famine, les changements climatiques, la corruption, ce que sont le bien et le mal, les enlèvements, les assassinats, les espèces menacées d’extinction, et surtout, le thème principal du jeu : la mort, toujours omniprésente.
Certaines scènes sont très glauques : on peut trouver mignon à première vue que des robots se servent de bonbons gélifiés comme source d'énergie, jusqu'au jour où on découvre dans une scène là encore mémorable, l'usine où ces bonbons sont fabriqués...
On peut trouver attendrissant d'enterrer un défunt animal de compagnie dans un pot de terre, pour calmer sa maîtresse au tempérament....unique, jusqu'au jour où le pot se brise, et... donne lieu à une scène tout aussi glauque et morbide.

Mais tout est édulcoré, pris avec humour et dérision (parfois même auto-dérision, le jeu s'adressant parfois à « toi là, derrière ta DS. »), car dans ce jeu, bonbon = mort...

En dernier point, on parlera donc des...

Quêtes secondaires

Le brownie, personnage mascotte du studio Brownie Brown, espèce génocidée dans le jeu.
 

Le jeu offre quelques quêtes secondaires qui rallongeront sa durée de vie (la trame principale fait une trentaine d'heures) telles que :

Compléter le bestiaire ! Juste pour rigoler un bon coup avec la description des monstres. Mais ce ne sera pas chose facile, certains monstres n'étant accessibles que dans une autre quête secondaire.

Venir à bout de la caverne Gressin. Voilà la quête secondaire qui vous donnera le plus de fil à retordre après celle des Pois Caoutchouc. Composée d'une centaine de niveaux, les monstres y sont incroyablement forts, et les boss... (ceux du scénar' sont réaffrontables ici, en version dopés) encore plus.

Trouver tous les coffres ! Certains coffres n'apparaissent en effet qu'à certains endroits, à certaines conditions (quand la planète sur laquelle vous êtes est dans la zone de rayonnement qui lui correspond).

Trouver les 30 Pois Caoutchouc. Voilà la quête la plus difficile. Certains sont dans des coffres normaux, d'autres dans des coffres conditionnés, cité juste au dessus, et l'un d'eux se trouve tout au fond de la grotte Gressin...

Jouer avec ses amis (jusqu'à 6) pour compléter des donjons, et obtenir des personnages œufs : des personnages qui remplaceront vos persos principaux en combat. Mais ça, je n'ai pas encore testé, à voir donc.

 

Galerie photos
Les + / Les -
  • Les graphismes colorés et très soignés
  • Le gameplay
  • Le scénario à double lecture
  • Très bonne utilisation du double écran de la DS
  • Sprites trop petits
  • Peu de sorts par personnage
Evaluation
Graphismes
Superbes et colorés.
Musique
Très expressives bien qu'assez peu nombreuses, les musiques sont à l'image du jeu : hautes en couleurs et pour certaines mémorables.
Jouabilité
Entièrement jouable au stylet, la maniabilité est excellente.
Durée de vie
Une trentaine d'heures pour la trame principale, une dizaine de plus pour les quêtes secondaires... la durée de vie est tout à fait correcte.
Scénario
Excellent, il peut avoir un air d'inachevé, mais tout réside dans les détails... Et surtout, il est interprétable à plusieurs niveaux... sans oublier son humour incessant.
En résumé
Magical Starsign est un RPG à l'ancienne injustement méconnu, accessible à tous les publics et plus riche qu'il n'y paraît au premier abord, et surtout bourré d'humour et de métaphores... A essayer absolument, donc !
17 /20 0
Date de sortie française: 
09/02/2007
Sortie japonaise: 
22/06/2006
Sortie américaine: 
23/10/2006
Éditeur: 
Développeur: 
Plateforme: 

Commentaires

Portrait de hawkeys

On a beau dire mais c'est un des plus puissant RPG de la DS (pour ma part). Il y'avait dejà beaucoup de choix au niveau du scénario (surtout les choix de pouvoir qui influe totalement la strat) et je n'ai plus qu'une envie suite à ce commentaire, c'est de retrouver le jeu et de m'en refaire une partie

Portrait de Tsukiko

Pour tout ceux qui ont aimé magical starsign , il n'y a pas longtemps ,une traduction a été faite du premier opus sur gba , on peut la trouver a cette adresse : 

http://nicoblog.org/gba-roms/magical-vacation-english-patched/

 Par contre le son marche très mal en émulation , mais est totalement jouable sur une flashcard !

Portrait de DooKie

Je campe sur mes positions, ces derniers exemples ne sont pas à mon goût.

Par contre tu viens de lever un bug d'affichage je vais signaler ça sur le forum !

Portrait de illapa

Ben y a aussi le thème de combat des pirates avec ses "Oh ! Ah !",
http://www.youtube.com/watch?v=uyG4rRtfNWY&list=PL99AB1142F66F2EB5&index=26&feature=plpp_video (enregistrée en "live", mais j'ai pas rouvé mieux.)
y a la musique des donjons, j'ai bien aimé la musique de Tropica,
http://www.youtube.com/watch?v=RQp9B7zDC6A&list=PL99AB1142F66F2EB5&index=32&feature=plpp_video
avec celle de la danse de la voyante, la musique de Razen me revient bien aussi (pas trouvée sur youtube), celle de l'intro (quand on voit les fusées décoller de l'école d'Edgar Simor qui est le thème pincipal du jeu...). On peut pas franchement dire que les musiques soient plates.

Après c'est sûr c'est pas les meilleures et les plus belles de la galaxie, mais y e a quelques unes qui sortent du lot.
Un autre p'tit exemple d'une que j'aime bien : http://www.youtube.com/watch?v=W2ySLrsubbY&feature=relmfu

Portrait de Senki

C'est vrai que côté musique, je me souviens en effet bien du thème "mythique" de la Space Police. Mais à part ça, rien ne m'a marqué (ni en positif, ni en négatif).

Portrait de DooKie

Je veux juste réagir au niveau des musiques. Mise à part celle qui a été linkée, je n'ai pas trop trop accroché aux thèmes musicaux. J'ai même été un peu déçu sur ce point, je les ai trouvées peu inspirées, sans thème envoûtant.

Mis à part ce point faible, j'ai aussi adoré ce jeu, d'ailleurs faudrait que je le termine un de ces jours !!