Brume

Test de Wonder boy in monster world / Wonder boy 5

Par - publié le 01 Novembre 2013 à 21h46
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Quand les princesses se font enlever et que de mignons petits monstres attaquent les villages et polluent les forêts, un jeune héros du nom de Shion empoigne son épée et s’en va terrasser cette étrange menace qui pèse sur le monde.

La série Wonder boy et une saga de Sega (merci pour le jeu de mot) dont le premier épisode et sorti avant Sonic et Alex Kidd. On incarnait Tom-Tom, un petit homme des cavernes qui vit sur une île avec sa copine et qu’il se doit d’aller sauver en mangeant des fruits et en faisant du skate board. Même si dit comme ça, le jeu semble assez décalé, il n’en reste pas moins un des 1ers jeux d’anthologie de la master system et reste également très amusant.

 

L’épisode qui nous intéresse ici est donc le 5ème volet ; Wonder boy 5 (in Monster world), où le héros se situe dans une époque plus récente et où le Game Play est totalement différent. Ici, adieu la plate-forme classique où on avance sans reculer et où on gobe des fruits en canardant les escargots qui veulent nous faire broncher et bonjour au RPG et au farm de pièces d’or avec des échoppes d’armures, d’armes et d’accessoires. Le héros, Shion, a un air plus sérieux et se trouve être plus « épique » que Tom-Tom, sûrement par son armure et son épée (et le bouclier qu’on reçoit plus tard). Le jeu se veut un véritable rpg en plate-forme où on gagne des pépettes en tuant des monstres pour refaire son équipement chez les marchands ou en trouvant des coffres dans les donjons. Il n’y a pas de carte mais le jeu est partagé en zones à partir de la ville principale avec des portes « Warp » qui font le lien avec la «capitale».
On traverse une plage, une forêt de fées, une ville fortifiée (la capitale en question), une forêt vers le village des nains, la plage une nouvelle fois mais de manière sous-marine, un désert torride et un château dans le ciel avec des extra-terrestres. Le jeu a une histoire et il est donc parfois essentiel de passer par certains endroits pour découvrir d’autres zones ; par exemple, il est nécessaire de prendre le trident de Poséidon chez les nains pour que Poséidon lui-même vous donne les bottes aquatiques qui permettent à Shion de traverser le désert sans mourir de chaud, car sans cela, il perd sa vie à grande vitesse. On peut retourner farmer du pognon où on veut mais il faut toutefois battre des boss pour pouvoir faire avancer l’histoire et les intéractions avec certains pnj.
C’est plutôt un pseudo Rpg vu qu’il n’y a pas de point d’expérience ou de niveau ni de personnalisation du personnage. Le jeu est haut en couleur et fait penser à un Zelda 2 mais en moins confus.

Niveau difficulté, le jeu reste assez simple mais on peut se rajouter du challenge en s’équipant comme une brèle, avec comme seules armes une épée basique et les aptitudes propres aux joueurs consistant à frapper et à esquiver les coups. Le jeu a cependant quelques soucis avec la hit box et la portée des coups. Le trident a une portée correcte, vu que c’est comme une lance, mais pour les épées, qu’elles soient longues, courtes ou Excalibur, la portée reste la même. Shion se bat avec un couteau suisse et une fois sur trois, on prend un coup en tuant un ennemi.

L’histoire ne se présente pas vraiment au joueur comme une quête importante qui donne la pêche. Au niveau scenario on a vu bien mieux (comme Tales of Phantasia, Secret of Mana ou Suikoden par exemple). En fait il se manifeste dans les rares dialogues des personnages secondaires qui sont surtout présents pour vous indiquer la marche à suivre pour avancer. Au final ce pauvre scenario se résume surtout à quelques lignes de dialogues qui rappellent à Shion la raison pour laquelle il a quitté sa petite maison tranquille pour se faire suer contre d’énormes bestiaux.

Pour ne pas se perdre dans ce petit micmac savoureux, regardons les  points forts et les points faibles :

Les points faibles (j’adore commencer par là) :

Comme dit plus haut, la hit box est bugée. On se voit prendre des coups pour pas grand-chose et parfois même selon le bon vouloir du jeu puisqu’il arrive de se manger une mandale d’un ennemi à qui l’on vient de porter le coup fatal, que l’on a vu mourir mais qui apparemment jouissait du baroud d’honneur. La logique des ennemis m’échappe aussi un peu dans le sens où il faut frapper 5 fois de petits singes ou des petits crabes au début avec un glaive et par la suite, 2 fois avec Excalibur ! Tout cela en sachant qu’un crâne volant se tue en un coup avec la même épée mais est un ennemi qui apparaît bien plus tard que nos ouistitis et nos crabes.

La musique n’est pas des plus radieuse mais sur la master system, rien d’étonnant. Il n’est pas rare de vouloir se percer les tympans après une partie de master system mais bon, pour être honnête, la musique est largement supportable et il suffit de baisser le son et de mettre des tracks de Castlevania en fond pour tracer le jeu dans la plus grande des motivations.

Les points forts :

Le Jeu est accessible à tous. Ni trop violent ni trop ennuyeux, ni trop facile ni trop dur, il plaira plus aux jeunes joueurs (en tout cas de l’époque) qu’aux plus vieux mais je pense que tout le monde peut y trouver son compte.

Un point fort pour la master system notamment sur ce jeu, ça reste les graphismes. Le jeu est bien dessiné, les monstres sont mignons ou grognons mais ressemblent à quelque chose et surtout, le héros, charismatique, évolue dans un monde haut en couleur bien qu’illogique.

Le jeu dispose d’un système de mot de passe pour pouvoir faire des pauses.  Ces derniers se récupèrent dans les auberges, un peu comme une sauvegarde de Seiken Densetsu, ce qui permet de prendre le jeu à la cool et de profiter pleinement d’explorer les donjons, de faire évoluer Shion avec des armures et des items badass et donc de vivre pleinement l’aventure.

En conclusion, on peut dire que Wonder boy est une saga discrète pour le plus grand malheur des amateurs de plateformes et de fantaisies car ce jeu offre un petit univers sympathique, une aventure colorée et un excellent moyen de faire passer un jour de pluie. Le jeu a été retravaillé sur mega drive et a été rendu moins sérieux en aspect mais plus en mode RPG au niveau armes et interfaces. Chacun est juge mais je n’aime pas trop que l’on retouche une œuvre d’art.


Galerie photos
Les + / Les -
  • Bon design
  • Durée de vie correcte
  • Un bon moment à passer
  • Difficulté modérée
  • La musique master system
  • La hit box
  • Le scénario trop absent
Evaluation
Graphismes
Pas grand chose à redire, la console est plutôt bien exploitée de se coté. Y'en a jamais trop ni pas assez.
Musique
Pour une Master System on a vu pire mais ça reste mauvais.
Jouabilité
La hit box est frustrante c'est sûr. Ça ruine la jouabilité, mais elle est loin d’être à jeter. C'est simple et efficace.
Durée de vie
Pour un jeu master system, il est très complet. C'est loin d’être une arnaque.
Scénario
Je reste mitigé là-dessus. Il est bien là mais on a tendance à l'oublier. Sinon comme pour la jouabilité, simple et efficace. Si seulement il se manifestait plus...
En résumé
Il a pris un sacré coup de vieux, faut l'avouer mais franchement, pour une pièce de musée, il est vachement amusant. Ça pourrait être sympa de l'essayer un jour non ? Ne serait-ce que pour sa culture générale du jeu vidéo.
13 /20 0
Date de sortie française: 
01/01/1993
Sortie japonaise: 
01/01/1989
Sortie américaine: 
01/01/1991
Éditeur: 
Développeur: 
Plateforme: 
Portrait de hawkeys
A propos de hawkeys

Né avec une super Nintendo dans les mains, je savais comment faire pour muscler mes pouces. Ma formation a commencé en 94 sur super Mario world, Zelda a link to the past, Super Castlevania IV, Street figther II et super nintendo scope 6. Dés mes 4 ans, j'ai pris la directive de jouer au RPG japonais et de me laisser envoûter par les mondes féeriques et les combats épiques (#secret of mana, FF, et fire emblem). Las d'en rester à des simulations, j'ai finis par m’enrôler dans une assos de GN mais les commentaires des jeunes joueurs sur les jeux rétros étant remplis d'ignorance, j'ai décidé de rengainer mon épée, poser mon carquois pour un temps, et refaire appel à ma manette sacrée afin de montrer que jeu vidéo n'a pas commencé par les jeux de guerres d'Activison. Mon rêve serait évidemment d'en vivre, mais pour le moment, je me contente d'éduquer mon jeune frère pour qu'il cesse de confondre Link et Zelda dans la cours de récrée.

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Commentaires

Portrait de Tylano

Sur megadrive, le jeu est très bon, mais très court. Je le finis en 06 h.

Certaines mélodies sont très classes comme lylypad village. Monster world est très fun, mais très dépouillé scénaristiquement. Une sorte de jeu vidéo arcade/Aventure.

 

Sur la master system, je l'avais trouvé très sympa pour une 8 bits. Mais aujourd'hui, il faut un certain courage pour s'y remettre. j'imagine bien la chose!

Portrait de hawkeys

non en fait on a la possibillité d"acheter une épée plus puissante a chaque village, c'est la que l'on observe la barre "attaque" augmenter. Sinon les ennemis deviennent plus fort mais on trouve certain "petit" bestiaux qui prennent moins de temps a mourrir que d'autre au debut.

Portrait de Brunhild

La logique des ennemis m’échappe aussi un peu dans le sens où il faut frapper 5 fois de petits singes ou des petits crabes au début avec un glaive et par la suite, 2 fois avec Excalibur ! Tout cela en sachant qu’un crâne volant se tue en un coup avec la même épée mais est un ennemi qui apparaît bien plus tard que nos ouistitis et nos crabes.

Je suppose que l'arme n'est pas seule maîtraisse du niveau d'attaque, il doit y avoir de l'XP qui joue non?

J'aime beaucoup ton commentaire global! Tes tests sont toujours aussi bien ficelés